Infiniglass à Six-Fours : une PME familiale mise sur la santé au travail pour sa compétitivité
Infiniglass : santé au travail et compétitivité à Six-Fours

Infiniglass transforme son atelier pour la santé de ses salariés à Six-Fours

L'entreprise familiale Infiniglass, spécialisée dans la découpe et la décoration du verre, a ouvert ses portes lors des rencontres santé-travail organisées par le Réseau Présanse. Cette initiative visait à témoigner de sa politique de prévention des risques, menée en partenariat avec Odalia, l'organisme de médecine du travail du Var. « Un euro investi en prévention, c'est trois euros de retour sur investissement ! », rappelle Ingrid Rodrigues, directrice générale de cette PME six-fournaise.

Une démarche ancrée dans l'histoire et la modernité

Fondée en 1897 dans le nord de la France, Infiniglass s'est implantée dans le Var en 1986 avec le rachat de la miroiterie Picon. Désormais basée uniquement à Six-Fours dans la zone des Playes depuis 1995, avec une antenne à Cannes, l'entreprise a réalisé 3 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025. Elle compte une dizaine de salariés et sert à 90% des clients professionnels, tout en développant sa clientèle particulière.

La directrice générale, représentant la quatrième génération à la tête de l'entreprise, souligne : « Nous avions déjà bénéficié de l'aide de la Carsat en 2019 pour la mise en place du document unique répertoriant les risques professionnels. » Aujourd'hui, la santé au travail est un pilier de sa compétitivité.

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Des investissements ciblés pour réduire les risques

Le risque majeur dans cette activité est la manipulation de plaques de verre pouvant peser jusqu'à 150 kilos. Pour y remédier, Infiniglass a investi 180 000 euros, avec l'aide de la Région, dans une table de coupe du verre feuilleté. Ce système utilise un souffle d'air pour déplacer plus facilement les grandes pièces, comme l'explique Anthony à l'atelier : « La machine m'a permis d'économiser mes mouvements. »

D'autres équipements ont été ajoutés : un pont pour soulever les lourdes plaques, une machine à polir le verre, et bientôt un « classeur automatisé » pour le rangement. Une étude ergonomique est en cours, supervisée par Julie Réal, ergonome chez Odalia : « Trois corps de métier sont concernés : le miroitier décorateur, la découpe et les chauffeurs livreurs. » Elle recherche même des volontaires pour tester un exosquelette textile.

Une politique coconstruite avec les salariés

La démarche de prévention est collaborative. Ingrid Rodrigues précise : « L'un des déclencheurs a été un AVC subi par un salarié en dehors du travail. Pour faciliter son retour, nous avons contacté Odalia pour un plan de prévention. » Depuis, les investissements se succèdent, y compris pour des détails comme l'éclairage de la salle de sablage ou l'aménagement de l'espace.

En 2025, une extension a été construite pour améliorer le stockage. La dirigeante ajoute : « Il n'existe pas de formation spécifique au travail du verre. Nous recrutons sur les savoir-être et le respect des règles de sécurité. » Cette approche proactive illustre comment une PME peut allier performance économique et bien-être des équipes, en faisant de la santé au travail un atout stratégique.

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