Une recherche d'emploi méthodique
Margot, diplômée de l'EM Normandie au printemps dernier, a signé son contrat en février dans le secteur du vin qu'elle visait. « Cela a pris plus de temps que je ne pensais, mais ce n’était pas du temps perdu », estime la jeune femme. Au cours de sa formation, elle s'est toujours appliquée et impliquée, devenant major de sa promotion et présidente d'une association de soutien aux jeunes des quartiers défavorisés de la région havraise. « Je viens d’une zone rurale de Normandie et d’une famille modeste qui a fait des sacrifices pour que je puisse étudier », confie-t-elle.
De la passion au projet professionnel
Lors d'un premier stage à Fécamp (Seine-Maritime), Margot se passionne pour les vins et spiritueux. Elle effectue un second stage de six mois dans une entreprise de vignerons indépendants en Champagne et consacre son mémoire de fin d'études aux entreprises familiales du vin. Pourtant, au moment de chercher un emploi dans le domaine, elle se heurte à un mur : « Rien. Personne ne me répond. » Elle doit alors revoir son plan d'action.
Une stratégie LinkedIn proactive
Margot commence par travailler son profil LinkedIn comme une marque, avec mots-clés, actualités et posts réguliers en français et anglais. Elle repère des professionnels, crée une fiche sur chacun, puis les contacte pour des conseils. Parallèlement, elle participe aux salons dédiés avec un CV aux faux airs d'étiquette de vin. « J'ai compris que mon profil était trop généraliste », admet-elle. Sur les conseils de plusieurs interlocuteurs, elle suit la formation WSET (Wine & Spirit Education Trust), passant les niveaux 1 et 2. « On y parle technique, cépages, régions viticoles… » Cette formation change tout : « En mettant cela sur mon CV, j'ai tout de suite été contactée par une agence de recrutement spécialisée. »
Une mise en situation réussie
L'agence la présente au Bureau interprofessionnel des vins du Centre-Loire, qui cherche un chargé de communication à l'export. Margot a deux jours pour réaliser une étude de marché et la restituer oralement devant la direction. Sa présentation fait mouche. L'entreprise vérifie un dernier point : sera-t-elle heureuse dans la région ? « On m'a emmenée visiter les environs de Sancerre, j'ai vraiment apprécié cette attention et me voyais bien y vivre », confie-t-elle. Aujourd'hui, elle défend la région et ses producteurs à l'international.
Conseils pour les jeunes diplômés
Margot recommande d'aller au-devant des professionnels et de participer aux événements des alumni, « qui peuvent apporter des opportunités inattendues ». Elle insiste aussi sur l'importance de garder une routine de vie saine : « Chercher un emploi est parfois démoralisant. Se sentir bien dans son corps et son esprit aide à rester motivé. » En bref, on ne lâche rien.



