Le Carré rose absent de la feria d'Alès après près de deux décennies
Ludovic Hébra, figure emblématique de la vie nocturne alésienne, a pris une décision qui marque un tournant : sa bodega, le Carré rose, ne sera pas présente à la feria d'Alès cette année. Cet événement, programmé du 13 au 17 mai dans le Gard, se déroulera sans l'espace André-Chamson animé par Hébra depuis dix-neuf ans. « Dix-neuf ans, c'est beaucoup. Dix-neuf ans de feria, et toujours au même endroit, cela représente un immense travail et une passion constante », explique-t-il, soulignant l'ampleur de cet engagement.
Une envie de se réinventer et de nouveaux projets
Cette absence s'explique par une volonté de diversification et d'innovation. Ludovic Hébra a récemment ouvert un restaurant, « Chez Mamie Antoinette », à Tarascon-sur-Ariège, un projet qui lui tient à cœur en raison de ses racines familiales. « Je ne peux pas être partout. J'ai toujours cette volonté d'entreprendre et d'innover. Ce restaurant a du sens pour moi, inspiré par ma grand-mère italienne qui m'a transmis sa passion pour la cuisine », confie-t-il. Face à ces nouvelles ambitions, il a donc choisi de faire une pause avec la feria d'Alès, sans pour autant quitter les Cévennes, où il reste sapeur-pompier professionnel.
Le Carré rose continue, mais évolue
Contrairement aux apparences, Ludovic Hébra ne tourne pas le dos à Alès. Il assure que le Carré rose poursuit ses activités, notamment à Nîmes sur la place d'Assas, et prépare une soirée spéciale en juin. « Carré rose, ça continue. Si je ne suis pas présent à la feria d'Alès, je serai bien à Nîmes », précise-t-il, tout en laissant planer un doute sur une éventuelle surprise de dernière minute. Par ailleurs, il entame une réflexion profonde sur l'évolution de son concept. La formule mensuelle « Le 20, c'est le vin », après huit ans d'existence, est appelée à changer, avec l'objectif de renouveler l'attrait pour les événements alésiens.
Adapter le concept aux nouvelles générations
Ludovic Hébra insiste sur la nécessité de s'adapter aux tendances actuelles. « Depuis la création du Carré rose, mes clients historiques ont pris 20 ans, et moi aussi ! Les plus jeunes ont un mode de fonctionnement différent. Il faut changer et trouver comment faire évoluer le concept », explique-t-il. Cette démarche de réinvention est cruciale alors que le Carré rose approche de ses 20 ans en 2027. Les détails restent flous, mais l'objectif est clair : innover pour rester pertinent. « On verra… À la feria… Ou ailleurs. Ce qui compte, c'est d'être novateur dans la démarche », conclut-il, promettant de revoir bientôt son public.



