OGC Nice handball : l'objectif est de finir le plus haut possible avant Strasbourg
Nice handball : finir le plus haut possible avant Strasbourg

Un clou chasse l’autre, ou dit autrement, la vérité d’un match n’est pas forcément celle du suivant. Plus encore avec ces Niçoises, bien trop souvent branchées sur courant alternatif. Pour autant, la victoire acquise face à Chambray mercredi soir (27-23), au-delà du seul bénéfice comptable généré au classement, légitime, à la lecture de son contenu, le replâtrage, à 4 journées de la fin, de ces ambitions que l’on pensait enfouies dans les limbes du passé.

Une prestation aboutie selon le coach

« Je ne suis pas loin de penser que ça a été l’une de nos prestations les plus abouties de la saison, développe Sébastien Mizoule. Il y a eu de la justesse dans le projet de jeu, et ce, dans tous les secteurs. Chambray, que l’on avait déjà battu à l’aller, est un adversaire qui, au final, nous a bien réussi cette année. » Une proie de choix, donc, mais une proie qui ne s’est pas laissée dévorer sans, elle aussi, montrer les crocs. Revenant ainsi à moins 1 (23-22) à 5 minutes de la fin. En d’autres circonstances, le doute se serait alors possiblement instillé dans les esprits. Pas cette fois.

« Il n’y a pas eu plus d’affolement que ça, confirme le coach. Même si, de manière générale, on a été, en deuxième mi-temps, plus en difficulté sur la partie offensive, en étant moins précis dans les duels tireurs-gardien, et en perdant aussi quelques ballons. Mais je suis malgré tout plutôt satisfait de la façon dont on a su défendre, de la manière dont les joueuses ont respecté les consignes. C’est à souligner, parce que ça n’a pas toujours été le cas. »

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Un optimisme mesuré

Mais ne comptez pas trop sur l’homme pour verser dans un optimisme béat. Lui soumettre l’idée que ce succès témoigne d’un groupe toujours autant « concerné » est déjà de nature à lui filer de l’urticaire. « Heureusement qu’elles le sont ! Ce sont des pros, qui ne font pas le métier le plus dur du monde. Personnellement, je connais trop la valeur du mot travail, pour ne pas mesurer cette chance. Évidemment, je sais qu’il peut y avoir parfois du relâchement, mais c’est quelque chose que je n’entends pas, que je juge même inconcevable. » Il faut raison garder.

Autre perspective sur laquelle il refuse de s’ancrer : le fait que, ce soir à Strasbourg, son équipe, malgré un possible handicap en termes de fraîcheur physique, puisse potentiellement se rapprocher du Top 5. Et donc d’une éventuelle qualification européenne (si wild card). À ses yeux, ce pourrait sentir le cadeau empoisonné.

« L’objectif, c’est de finir le plus haut possible, faire aussi bien que l’an dernier (6e). Mais n’oublions pas qu’on n’a que le 12e budget du championnat (1,2 million) et que pour faire l’Europe, non seulement il faut remplir un cahier des charges strict, mais aussi avoir un effectif en nombre suffisant et qualitativement taillé pour. Il faut bien réfléchir, ne pas mettre le club en péril. Je pense que c’est un projet que l’on doit plutôt nourrir sur le moyen terme. » De l’ambition, Sébastien Mizoule n’en manque pourtant pas, mais pas question, non plus, de vendre son âme au diable.

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