Meta, la maison mère de Facebook et d'Instagram, comparaît depuis le 19 août devant un tribunal californien. La plateforme est accusée d'avoir conçu des produits volontairement addictifs pour attirer les enfants et les adolescents, au mépris de leur santé mentale.
Des accusations de conception manipulatrice
Selon la plainte déposée par plusieurs États américains, Meta aurait délibérément développé des fonctionnalités exploitant la vulnérabilité des jeunes utilisateurs. Les plaignants affirment que l'entreprise a ignoré les avertissements internes sur les dangers de ses algorithmes, qui favorisent la dépendance et l'exposition à des contenus nocifs.
Des documents internes cités dans la procédure montreraient que des employés de Meta avaient alerté sur les risques de ses produits, notamment en matière d'image corporelle et de harcèlement. Malgré ces signalements, la société aurait poursuivi ses pratiques pour maximiser le temps d'écran des mineurs.
Des plaintes de plusieurs États et des familles
Cette action en justice regroupe les plaintes de 33 États, dont la Californie et New York, ainsi que de nombreuses familles. Les plaignants réclament des dommages et intérêts pour les préjudices subis par les enfants, notamment des troubles anxieux et dépressifs.
Meta conteste ces allégations et affirme avoir investi dans des outils de contrôle parental et de protection des mineurs. L'entreprise souligne également que ses plateformes sont conformes aux réglementations en vigueur.
Un procès à l'issue incertaine
Le procès, qui se tient à Oakland, en Californie, devrait durer plusieurs semaines. Les juges devront déterminer si Meta est responsable des dommages causés aux jeunes utilisateurs. Cette affaire pourrait faire jurisprudence pour d'autres réseaux sociaux.
Les avocats des plaignants espèrent obtenir une décision qui obligerait Meta à modifier ses algorithmes et à renforcer la protection des mineurs. En attendant, l'entreprise risque des sanctions financières importantes si sa responsabilité est reconnue.



