Montpellier-Stade français : deux renaissances pour une place en finale
Montpellier-Stade français : deux renaissances pour une finale

Peu les attendaient, et pourtant. S’appuyant sur un pack surpuissant et une stabilité retrouvée, Montpellier et le Stade français Paris s’affrontent en demi-finale ce samedi 20 juin 2026 (21 h 05), au stade Vélodrome de Marseille, pour une place en finale du championnat de France.

Deux trajectoires inattendues

Porté par un étincelant Louis Carbonel, le Stade français défie Montpellier, deuxième de la saison régulière. Attention aux secousses entre deux formations qui « se ressemblent un peu », selon le capitaine parisien Paul Gabrillagues, et sont « revanchardes (...) après des saisons un peu plus compliquées. »

Le Stade français : une renaissance inespérée

La trajectoire la plus surprenante revient au Stade français : demi-finaliste en 2023-2024 pour la première fois depuis son dernier titre de champion de France en 2015, le club avait plongé l’année suivante, malgré un recrutement prometteur (Carbonel, Tanga…), avant de montrer une bien meilleure image cette saison, avec presque le même effectif. La raison de ce nouveau visage ? « On la pose tout le temps, cette question », souriait, après la démonstration contre La Rochelle en barrage (45-5), le deuxième ligne Paul Gabrillagues. « C’est une somme de détails. (...) L’énergie est très positive depuis le début de l’année », a-t-il simplement éludé.

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Le retour comme leader du staff de l’Anglais Paul Gustard, comme en début de saison 2023, a permis la remise à plat des directives données aux joueurs. Louis Carbonel a retrouvé de la stabilité et de la confiance, tout comme Yoan Tanga, et les avants ont été relativement épargnés par les blessures, contrairement à l’année passée. La machine s’est donc lancée, au gré de belles performances à l’extérieur et d’une solidité retrouvée à domicile, avec une seule défaite à Paris cette saison, contre Toulouse. « On a cette confiance-là depuis quelque temps. On a réussi à créer ça tout au long de la saison, match après match. C’est ce qui permet après d’être plus serein », poursuit le capitaine des Soldats roses. Au point de remporter un match à élimination directe pour la première fois depuis… 2015, dimanche dernier, contre La Rochelle.

Montpellier : la nouvelle génération en pleine ascension

À Montpellier, le déclic a eu lieu en novembre, alors que le jeune entraîneur Joan Caudullo était sur la sellette après la défaite à domicile contre Clermont, juste avant la fenêtre internationale. 25 matches plus tard, dont… 22 victoires, plus personne ne le remet en cause, et certains de ses adjoints sont même courtisés par le staff du XV de France. Preuve de ces deux visages, si le MHR avait été balayé au Stade français dans l’un de ses plus mauvais matches de la saison le 25 octobre (35-12), il a pris une revanche éclatante chez lui le 31 janvier (44-7), aidé aussi par l’une des pires performances parisiennes.

Cette saison, les Héraultais ont brillé en Top 14 mais aussi en Europe, avec le titre en Challenge Cup obtenu fin mai, au terme d’un parcours parfait avec sept victoires. « Après la finale à Bilbao, les gars avaient moyen de faire la bringue une semaine et, finalement, ils se sont mis au boulot dès le lundi, frais comme des gardons. Ça montre qu’ils n’avaient pas envie de s’arrêter là », explique Joan Caudullo. Lancée, cette nouvelle génération est loin de l’effectif vieillissant sacré champion de France en 2022 puis barragiste en 2024.

Un cadre symbolique pour une renaissance

Marseille se prête à cette renaissance, puisque c’est déjà au Vélodrome qu’avait eu lieu la première demi-finale de Top 14 de l’histoire du club, en 2011. « C’est le meilleur souvenir que j’ai eu dans ma carrière de joueur de rugby à Montpellier, parce que le stade était plein, en bleu et blanc, on n’avait pas les moyens et les joueurs pour y être, mais on y était », a souligné Caudullo. Avant d’ajouter : « Ce n’est pas le cas cette année, parce qu’on a des joueurs de grande qualité qui font qu’on est là aujourd’hui ». Place au combat.

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