Pour le groupe nîmois 50 Pour Cent, le 21 juin 2026 ne sera pas seulement la Fête de la musique. Cette date marque également le 40e anniversaire du légendaire quart de finale de la Coupe du monde 1986 entre la France et le Brésil, disputé au Mexique. Une rencontre entrée dans l’histoire du football français, conclue par une victoire des Bleus au terme d’une séance de tirs au but irrespirable et du penalty victorieux de Luis Fernandez.
Un hommage en chanson
C’est en hommage à cet exploit que Michel Segalowitch (paroles et guitare) et Damien Ferracci (musique, basse et programmation), membres du tout nouveau groupe nîmois 50 Pour Cent, ont imaginé le clip "Mon petit Luis", réalisé par Léna Cayuela, étudiante en audiovisuel à Toulouse.
Le clip et ses références
D’une durée de 4 minutes 42, le clip s’ouvre sur des images d’archives télévisées. On y entend la voix du célèbre commentateur Thierry Roland lancer son fameux : « Vas-y mon petit bonhomme ! » au moment où Luis Fernandez s’élance pour inscrire le penalty décisif. La chanson établit également un parallèle entre les Coupes du monde 1982 et 1986, deux moments fondateurs pour toute une génération de supporters français.
"On s’appelle 50 Pour Cent parce que nous avons un peu plus de 50 ans. C’est la moitié de notre vie. On n’a pas tout réussi, mais on n’a pas tout raté", sourit Michel Segalowitch, 53 ans. Le morceau s’adresse à cette génération née au début des années 1970, qui a grandi avec les exploits et les désillusions de l’équipe de France.
Un passionné de football
Michel Segalowitch s’est récemment envolé pour le Canada afin de rejoindre sa fille Lou, installée à Montréal, mais aussi pour assister au match France-Norvège programmé le 26 juin à Boston. "J’ai assisté à de nombreux matches de l’équipe de France, dont la finale de la Coupe du monde remportée en Russie en 2018", raconte ce cadre d’une filiale d’un fournisseur d’énergie. Il avait déjà vécu de grandes compétitions au plus près des Bleus, notamment en 1998, en Afrique du Sud en 2010 ou encore au Qatar en 2022.
Réhabilitation de Didier Six
À travers ce clip, les deux musiciens rappellent que tout a véritablement commencé en 1982, avec le traumatisme de la demi-finale perdue face à l’Allemagne de l’Ouest à Séville. Un drame sportif qui a nourri, quatre ans plus tard, le rêve devenu réalité d’une victoire contre le Brésil en quart de finale du Mondial mexicain. Le clip rend également hommage à Didier Six. L’ancien international français avait manqué son tir au but lors de la demi-finale de 1982 et fut remplacé par Luis Fernandez dans l’équipe de 1986. "On a oublié Didier Six en 1986", chantent les paroles.
"Nous avons envoyé le clip à Luis Fernandez, mais nous n’avons pas encore reçu de réponse", confie Damien Ferracci. À travers "Mon petit Luis", les deux Nîmois réhabilitent ainsi, à leur manière, deux figures marquantes du football français. Un hommage sincère porté par une passion intacte pour les Bleus, quarante ans après l’une des plus belles pages de leur histoire.



