MHSC VB : la pression adverse complique le début de saison
MHSC VB : la pression adverse complique le début de saison

Le MHSC VB se déplace, ce samedi 24 octobre, à Paris pour la 3e journée de Volstar. Champion de France en titre, le club de volley de Montpellier concède des sets après avoir mené 2-0 lors des deux premiers matchs, freiné par la pression adverse et l’adaptation à une nouvelle règle au filet. C’est le constat de cette première semaine de compétition : Montpellier est attendu de pied ferme par ses adversaires. Une normalité pour un champion de France en titre. Mais le MHSC VB ne peut plus se permettre de se relâcher.

Un début de saison sous tension

À l’image des rencontres à Royan et contre Plessis-Robinson, la formation héraultaise menait deux manches à zéro avant de revoir son adversaire revenir à hauteur. Ils s’en sont finalement sortis face aux Franciliens mais pas en Charente-Maritime. « Ce n’est pas le début de saison idéal, mais on savait que les équipes allaient nous attendre. Ils allaient vouloir nous sauter à la gorge mais c’est bien parce qu’on bataille », estime le passeur Arthur Piazetta.

Arrivé à l’intersaison, l’entraîneur Ricardo Martinez a directement ressenti cette adversité supérieure. « Je suis persuadé que dans une saison de post-champion, c’est ce genre de match là qu’on va avoir toute l’année. Avec des équipes qui vont jouer libérées. C’est aussi la rançon de la gloire. C’est à nous de faire face à ça. » Même constat pour le Finlandais Severi Savonsalmi, autre recrue de l’été. « C’est toujours difficile quand tout le monde veut nous battre. On subit de la pression à chaque match. Mais c’est notre métier », commente le central de 2,08 m.

Une nouvelle règle perturbante

Conséquence directe, les volleyeurs montpelliérains se frustrent rapidement. « Les autres équipes sont capables de bien jouer. On veut terminer plus vite donc on fait davantage de fautes. On est impatients et il y a de l’énervement », analyse Piazetta. Sur le banc, le coach ressent également cette tension. « Ils sont très durs à tenir. Il y a du caractère. Quand ça s’énerve un peu, il faut arriver à les retenir. »

Sur les deux premières rencontres, la colère s’est avant tout concentrée sur le duo arbitral. Notamment avec le changement de règles au filet. Depuis le début de saison, certaines touches sont annoncées fautes par les arbitres selon leurs appréciations. « Cette règle est horrible. C’est un peu perturbant. Les ballons au filet, on a un peu peur de les pousser et de faire des trucs qu’on fait habituellement », commente le passeur montpelliérain. « C’est la grosse problématique qu’on va rencontrer cette année. Toutes ces feintes poussées ou non sont toujours à l’appréciation de l’arbitre. Ça nous énerve mais il faut qu’on évite de tomber dans le piège de l’arbitrage », surenchérit Ricardo Martinez.

Un déplacement à Paris pour se relancer

Aux champions de France de garder la tête froide pour ne pas perdre de précieux points en route, ce samedi 23 octobre à Paris. Après avoir affronté le champion de Ligue B, Royan (2-3) lors de la première journée, Montpellier se rend cette fois-ci chez le vainqueur de la Coupe de France, Paris, ce samedi (19 h). Avant de les retrouver en Super Coupe, le 11 novembre à Nancy. Pour cette rencontre, le MHSC VB sera encore privé de ses deux patrons : son capitaine Palacios et le champion olympique Jouffroy mais retrouvera sa recrue Demar.