Roberto Mancini a été nommé sélectionneur de l'équipe d'Italie ce mardi, effectuant un retour surprise à la tête de la Nazionale. « J'ai jugé que la personne qui devait devenir l'entraîneur de l'équipe nationale […] était Roberto Mancini », a déclaré le président de la Fédération italienne de football (FIGC), Giovanni Malago, lors d'une conférence de presse.
Un second mandat sous le signe de la rédemption
Mancini avait déjà dirigé l'Italie entre 2018 et 2023, une période marquée par le sacre à l'Euro 2021. Il avait échoué à qualifier la sélection pour la Coupe du monde 2022, une première depuis 1958, ce qui avait terni son bilan. Après son départ, il avait rejoint l'Arabie saoudite, une décision critiquée en Italie.
Âgé de 61 ans, Mancini remporte pour la deuxième fois les rênes de la Nazionale. Son contrat court jusqu'en 2026, avec pour objectif principal la qualification pour la Coupe du monde qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique. La FIGC espère que son expérience et son palmarès – trois titres de champion d'Italie avec l'Inter, un titre de champion d'Angleterre avec Manchester City et de nombreuses coupes nationales – apporteront la stabilité nécessaire.
Andrea Pirlo écarté, Ranieri nommé directeur technique
Le nom d'Andrea Pirlo avait circulé pour le poste, mais sa candidature a été compromise par un contrat publicitaire avec une entreprise russe de paris sportifs. Son maigre CV d'entraîneur – une seule saison à la Juventus et une expérience en Turquie – suscitait également des interrogations. La FIGC a finalement tranché en faveur de Mancini, plus expérimenté.
Giovanni Malago a également annoncé le remplacement de Paolo Maldini par Claudio Ranieri au poste de directeur technique de la FIGC. Ranieri, 74 ans, connu pour son titre de champion d'Angleterre avec Leicester en 2016, apportera son expertise à la fédération.
Un défi de taille pour Mancini
L'Italie, championne d'Europe en 2021, a traversé une période difficile. Après l'échec de la qualification pour le Mondial 2022, l'équipe a été éliminée en huitièmes de finale de l'Euro 2024 par la Suisse. Sous la direction de Luciano Spalletti, les Azzurri ont montré des signes de renouveau, mais les résultats sont en demi-teinte. Mancini devra redonner confiance à un groupe jeune et talentueux, avec des joueurs comme Nicolò Barella, Federico Chiesa ou Gianluigi Donnarumma.
Le calendrier est serré : les qualifications pour la Coupe du monde 2026 débutent en mars 2026. L'Italie est dans le groupe C avec la Norvège, Israël, l'Estonie et la Moldavie. Mancini devra rapidement imposer sa méthode pour éviter un nouveau désastre.
Un retour qui divise
La nomination de Mancini suscite des réactions mitigées. Ses partisans soulignent son palmarès et sa capacité à fédérer un groupe. Ses détracteurs rappellent l'échec du Mondial 2022 et son départ controversé pour l'Arabie saoudite. « Il revient comme si de rien n'était, mais il a du pedigree », analyse un journaliste sportif italien.
Quoi qu'il en soit, Mancini est de retour. Il sait que l'Italie attend des résultats immédiats. Comme il l'a dit lors de sa première conférence de presse : « Je suis fier de représenter mon pays. Nous devons retrouver l'âme de la Nazionale. »



