Ligue 2 : un championnat relevé et un MHSC ambitieux
Ligue 2 : un championnat relevé, le MHSC ambitieux

La Ligue 2 reprend ses droits ce samedi 8 août avec un championnat particulièrement relevé. Dix-huit clubs s'élancent, dont le Montpellier HSC, dans une division qui compte une densité exceptionnelle d'anciens pensionnaires de Ligue 1. L'objectif pour le MHSC est clair : intégrer le top 5, qui offre deux places directes pour l'élite et trois pour les play-offs.

Un championnat dense et relevé

Cette saison, la Ligue 2 a perdu Troyes et Le Mans, promus en Ligue 1, ainsi qu'Amiens et Bastia, rétrogradés en National. Mais elle a récupéré des clubs au passé récent dans l'élite : Nantes, Metz, Sochaux et Dijon. Au total, dix des dix-huit concurrents ont connu la Ligue 1 lors des quinze dernières années, et même douze en remontant jusqu'en 2010, année de la relégation de Grenoble et Boulogne.

Le président montpelliérain Laurent Nicollin a reconnu début juillet que ce championnat est « le plus fort depuis des années, avec une douzaine de clubs qui ont évolué en L1 ». Il encourage son équipe à « (essayer) déjà de prendre du plaisir », tout en réaffirmant l'objectif du top 5. La prudence reste de mise, vu la quantité de prétendants.

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Des favoris nombreux et des surprises possibles

Damien Perquis, consultant pour beIN Sports, diffuseur de la Ligue 2, tempère : « En termes de noms, cette Ligue 2 est relevée, c'est une certitude. Cela va donner un championnat avec de l'ambiance, des stades pleins et des affiches de prestige. Maintenant, il faudra voir le contenu. »

L'étiquette de relégué de Ligue 1 n'assure rien. Seules 19 % des équipes venues de l'élite ont réussi à remonter directement depuis 2000, selon les chiffres. Cette statistique est gonflée par le FC Metz, spécialiste de l'ascenseur, réussi six fois depuis 2002. Metz comptera parmi les favoris logiques, comme le FC Nantes, de retour en Ligue 2 pour la première fois depuis 2013, avec l'ancien coach pailladin Michel Der Zakarian à sa tête.

Saint-Étienne, battu en barrages par Nice, a « quasiment l'obligation de remonter sinon ça va être très compliqué pour la suite », estime Perquis. L'ASSE dispose du plus gros budget de la poule, environ 35 millions d'euros. Reims, décevant 6e en mai dernier, et Montpellier, 8e après une campagne de reconstruction, sont aussi attendus. Perquis note que « le MHSC aurait besoin que le championnat ne s'arrête pas vu sa dynamique ».

Des changements d'entraîneurs et des surprises en perspective

Huit des dix-huit clubs ont changé d'entraîneur cet été, ce qui ajoute au suspense. La division est adepte des surprises : la saison dernière, Le Mans, promu de National, a terminé dauphin, et Rodez, 5e, est resté invaincu en 2026. Sochaux, sauvé par ses supporters il y a trois ans (plus de 13 000 de moyenne en National), pourrait surprendre. « L'essentiel, c'est de réussir une série. Qui sera le plus consistant ? », interroge Perquis.

La première journée s'annonce déjà passionnante avec des affiches comme Montpellier-Dijon, Metz-Guingamp, Nantes-Red Star ou Sochaux-Saint-Étienne. Les réponses aux questions commenceront samedi soir.

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