Ligue 2 : Damien Perquis voit Montpellier et Saint-Étienne favoris
Ligue 2 : Perquis voit Montpellier et Saint-Étienne favoris

Damien Perquis, ancien défenseur devenu consultant pour beIN Sports, diffuseur du championnat, a livré son analyse des forces en présence avant l'ouverture de la saison de Ligue 2, prévue samedi 8 août. Interrogé par Midi Libre, il a notamment évoqué les ambitions de Montpellier et la pression qui pèse sur Saint-Étienne.

Une Ligue 2 relevée sur le papier

Cette saison, la Ligue 2 accueille quatre clubs historiques : Nantes, Metz, Sochaux et Dijon, qui remplacent Troyes, Le Mans, Amiens et Bastia. Pour Perquis, cette promotion est un atout en termes d'image : « En termes de noms, cette Ligue 2 est relevée, c'est une certitude. » Il nuance toutefois : « Après en termes de qualité, on a vu certains, malgré leur prestige, avoir du mal. Ce sont juste des noms en plus pour l'instant. »

Le consultant mise sur l'ambiance et l'attractivité : « Tout cela va donner un championnat avec de l'ambiance, des stades pleins. Et avec des affiches de prestige, un Nantes-Saint-Étienne, un Nantes-Montpellier, des beaux derbies aussi, avec un Metz-Nancy qui va être explosif, et je n'oublie pas non plus un Sochaux-Metz. » Il conclut : « Pour l'instant la Ligue 2 s'est acheté le droit de vendre des noms pour ses journées, maintenant il faudra voir le contenu. »

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Saint-Étienne sous pression

Parmi les favoris, Perquis désigne logiquement les équipes reléguées de Ligue 1, mais avec des réserves. « On dit toujours que les favoris logiques ce sont ceux qui descendent, parce qu'ils viennent de la Ligue 1 et qu'ils ont peut-être du mal à épurer leur effectif et les gros salaires. Sauf que non, on l'a vu, ce n'est pas le cas même si certains se structurent. »

Il insiste sur l'obligation de résultat pour Saint-Étienne : « Saint-Étienne n'est pas parvenu à remonter. Il le doit cette saison, c'est quasiment une obligation sinon ça va être très compliqué pour la suite avec le projet qu'ils ont et les moyens qu'ils ont (budget avoisinant les 35 M€, NDLR). Sur le papier, le contexte, les Verts sont favoris. Mais sur le terrain, encore une fois, c'est autre chose. » Il rappelle une statistique éloquente : « Statistiquement, à peine 20 % des équipes reléguées remontent dès la saison suivante… C'est terriblement dur. »

Montpellier, un prétendant sérieux

Perquis se montre plus enthousiaste concernant Montpellier, qu'il voit comme un candidat à la montée. « Regardez Montpellier l'année dernière. Quand Papus (Camara) a récupéré son effectif, il était complètement décimé et il s'est en plus fait piquer (Becir) Omeragic au mercato d'hiver. Tu n'es pas à l'abri de te retrouver en milieu de tableau et je trouve que Papus a fait un excellent travail sur la fin du championnat. Ses idées ont commencé à se mettre en place, son effectif a commencé à être bien rodé. Montpellier peut être une équipe qui monte s'il est dans la continuité de l'année dernière. En fait, il aurait fallu que le championnat ne s'arrête pas pour lui. »

Il met en garde contre l'irrégularité propre à la Ligue 2 : « Tu peux battre tout le monde. Et tu peux te faire humilier chez toi, comme Montpellier par Dunkerque (1-3) la saison dernière par exemple, mais derrière, aller gagner à l'extérieur, au mental. Alors que tu avais justement perdu ces valeurs-là sur le match précédent. C'est vraiment cyclique. L'essentiel, c'est d'être sur une dynamique, de réussir une série. »

Changements d'entraîneurs et spécificités de la L2

Huit des 18 clubs de L2 ont changé d'entraîneur cet été, une donnée que Perquis relativise. À propos du Red Star, qui a terminé 4e la saison dernière avec Grégory Poirier, il note : « Le club a choisi Damien Perrinelle qui arrive sans expérience de numéro 1 chez les pros. C'est un coup de poker. Le football décidera, les idées aussi, la manière de réagir des hommes. »

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Enfin, Perquis partage l'avis de Mathieu Cafaro, qui a jugé la Ligue 2 « plus difficile que la Ligue 1 » : « Totalement. Parce qu'en Ligue 1, tous les joueurs sont capables de rivaliser techniquement. En Ligue 2, certains sont moins forts dans cet aspect. Mais, mentalement, ils ont quelque chose de supplémentaire. C'est déterminant dans ce championnat. En Ligue 1, tu bénéficies de plus d'espaces, de peut-être un peu plus de temps pour réfléchir aussi. Parce que tactiquement, il y a des choses totalement différentes qui sont proposées. En L2, tout le monde est capable de battre tout le monde. Alors que rarement les plus grosses équipes chutent en Ligue 1. »