Lyon et sa métropole semblent en passe de se voir attribuer l'accueil de tous les sports de glace lors des Jeux olympiques 2030, à la place de Nice, ont indiqué jeudi à l'AFP plusieurs élus impliqués dans le dossier.
Des déclarations de confiance
« Je suis très heureux que le Cojop (comité d'organisation des jeux olympiques et paralympiques) s'intéresse de près à Lyon et au territoire lyonnais », a déclaré le maire écologiste Grégory Doucet à la veille d'une réunion des parties. « On est très confiant », « tous les clignotants sont en train de se mettre au vert », a ajouté Laurent Wauquiez, député LR de Haute-Loire, réagissant à un article du journal Le Parisien selon lequel le transfert du pôle glace sera acté lors de cette réunion.
Le contexte du changement
À l'origine du projet Alpes 2030 avec son homologue de Provence-Alpes-Côte d'Azur Renaud Muselier, il s'était inquiété samedi que Paris puisse récupérer les épreuves de hockey masculin. « Les JO resteront ancrés dans nos deux Régions », dit-il désormais. Dans le projet initial, « le ski devait être dans le Nord, et la glace au Sud », a rappelé son successeur à la tête de la Région Aura, Fabrice Pannekoucke. Mais l'élection à la mairie de Nice de l'UDR Eric Ciotti, qui refuse d'installer une patinoire temporaire dans le stade de football de l'Allianz Riviera pour les épreuves de hockey masculin, a tout bouleversé.
Les conséquences pour Nice
« Manque de considération », a estimé Eric Ciotti, le maire de Nice. « Il semble désormais que la présence même des Jeux à Nice soit remise en cause. Une telle issue priverait quasiment la région Provence-Alpes-Côte d'Azur de toute épreuve olympique, alors même que l'initiative de cette candidature est venue de la Région. Ce serait un manque de considération incompréhensible à l'égard de notre territoire et de ses habitants », a-t-il jugé.
Les visites techniques à Lyon
Ces dernières semaines, des membres du Cojop ont visité plusieurs sites à Lyon (deux patinoires, une salle de concert et un complexe sportif), la LDLC Arena de Décines-Charpieu, d'une capacité de 16.000 spectateurs, ainsi que le centre de convention Eurexpo à Chassieu, a par ailleurs détaillé Grégory Doucet. « J'ai eu vent de leur appréciation très positive » de ces équipements qui « peuvent accueillir tout type d'événement », a-t-il dit, en proposant également de construire un village des athlètes sur le site lyonnais de la Confluence, et « pourquoi pas la cérémonie d'ouverture ? »
Prochaines étapes
Même si « rien n'est acté » définitivement, « nous nous orientons » vers le transfert de l'ensemble du pôle glace vers Lyon et sa métropole, a ajouté Fabrice Pannekoucke. Selon lui, la réunion vendredi et d'autres en juin « permettront de fixer les choses d'ici un mois ».



