Le ballon n’est jamais resté bien loin pour Maarouf Kerroumi. Depuis son départ de Toulon il y a trois ans, le gardien de but a vécu mille vies. Papa de deux petites filles, il est devenu formateur dans les métiers de l’animation, a rechaussé les crampons au FC Pontcarral, le club de foot de son quartier, promu en D1. En septembre dernier, il est revenu au futsal avec Issole FC, en R1.
Un retour gagnant
« J’étais en contact avec Feiz Tlemcani, l’entraîneur des gardiens. Il y a eu des blessés et Mathys Valverde est au pôle France la semaine. J’ai dépanné à l’entraînement et voilà, raconte Kerroumi. J’ai vite retrouvé mes marques, d’autant que le Régional 1 n’est pas un niveau de malade. »
S’il a peu joué cette saison, la faute à dix matches de suspension après des heurts contre Port-de-Bouc, l’ancien international tricolore, champion de France 2019 avec Toulon, a apporté son expérience à un groupe déjà bien installé. Il a retrouvé une place de titulaire en finale de coupe du Var et lors du barrage aller pour l’accession en D2, à Besançon. Résultat : deux victoires et un seul but encaissé (2-0 et 4-1).
Un groupe soudé
« On n’a pas le droit de douter », affirme-t-il avant la rencontre retour ce samedi 6 mai à Rocbaron (16 h au gymnase Gassendi). La hiérarchie avec Mathys Valverde et Flavien Collomb n’est pas figée, mais l’état d’esprit est excellent. « Issole, c’est un club familial. On a créé un vrai groupe, qui a surmonté beaucoup de pépins, avec cette histoire de Port-de-Bouc, des points de pénalité, la grave blessure de notre taulier Joe Oliveira... Ça nous a soudés », explique Kerroumi, 32 ans.
Pour lui et tout le club, la montée en D2 serait un aboutissement. « Ce serait bien pour le foot varois mais aussi pour les jeunes joueurs du coin. » Il prévient : « On a trois buts d’avance mais on n’a encore rien fait. On est meilleurs, on le sait, mais il faut que tout le monde soit concerné. On n’a pas le droit de douter ou d’hésiter. Il ne faudra pas commettre d’erreur car le futsal, ça va vite... »



