Coupe du monde 2026 : Gianni Infantino, l'empereur du foot business
Infantino, l'empereur du foot business

À moins de deux ans de la Coupe du monde 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique, Gianni Infantino, président de la FIFA, s'impose plus que jamais comme l'homme fort du football mondial. Depuis son élection en 2016, il a transformé l'instance dirigeante en une machine financière redoutable, multipliant les partenariats commerciaux et les événements.

Un président aux ambitions démesurées

Gianni Infantino, né en Suisse d'origine italienne, a gravi les échelons de l'UEFA avant de prendre les rênes de la FIFA. Son mandat est marqué par une volonté de centralisation du pouvoir et une expansion sans précédent des compétitions. La Coupe du monde 2026, avec 48 équipes au lieu de 32, illustre cette vision : plus de matchs, plus de recettes, plus de visibilité.

Des finances en plein essor

Sous sa direction, la FIFA a vu ses réserves financières exploser. Les droits télévisuels et les sponsors affluent, notamment grâce au marché nord-américain. Infantino a su séduire les grandes marques, promettant une vitrine mondiale pour leurs produits. En 2023, la FIFA a enregistré un chiffre d'affaires record de 7,5 milliards de dollars, bien loin des années de crise post-Sepp Blatter.

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Cette réussite économique s'accompagne toutefois de critiques. Certains dénoncent une dérive commerciale qui éloigne le football de ses racines populaires. Les billets pour le Mondial 2026 seront parmi les plus chers de l'histoire, et les droits de diffusion explosent, rendant les matchs moins accessibles.

Une gouvernance contestée

Infantino est régulièrement accusé de manquer de transparence. Les décisions sont prises en petit comité, et les opposants sont marginalisés. La réforme du calendrier international, avec une Coupe du monde tous les deux ans, a été vivement combattue par les ligues et les joueurs, mais Infantino a persisté, quitte à brouiller les frontières entre sport et spectacle.

Son style autoritaire a même suscité des tensions avec les fédérations nationales. Certaines, comme l'Allemagne, ont critiqué sa gestion de la Coupe du monde 2022 au Qatar, pointant du doigt les atteintes aux droits humains. Infantino, lui, défend son bilan : le football se porte bien économiquement, et les pays émergents bénéficient d'une meilleure répartition des richesses.

Un avenir incertain pour le football mondial

Alors que la Coupe du monde 2026 approche, les enjeux sont immenses. La FIFA doit gérer la logistique d'un tournoi à trois pays, tout en apaisant les craintes d'une saturation du calendrier. Infantino, lui, semble déjà préparer l'après : une Coupe du monde des clubs élargie et une ligue mondiale des nations sont dans les cartons.

Pour ses détracteurs, le président de la FIFA incarne le visage d'un football-business qui perd son âme. Pour ses partisans, il est le seul capable de moderniser l'institution et de garantir sa pérennité financière. Une chose est sûre : le Mondial 2026 sera le théâtre de cette dualité, entre passion sportive et intérêts économiques.

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