Dupont de retour, Ramos forfait : Toulouse en doute avant la demie
Dupont de retour, Ramos forfait : Toulouse en doute

Confortable leader pendant toute la saison mais moins souverain en fin d'exercice, le Stade toulousain interroge avant une demi-finale de Top 14 à risque face à une équipe du Racing 92 gonflée à bloc ce vendredi 19 juin (21h05) au stade Vélodrome.

Une star dans le dur… et un taulier forfait

Symbole de ce coup de mou, même la star Antoine Dupont, revenue plutôt en forme en décembre de sa grave blessure au genou droit, a semblé un ton en dessous. Puis, victime d'une gêne musculaire, il n'a plus joué depuis le 9 mai dernier face à Toulon… au Vélodrome. Une autre très grosse tuile est venue plomber la préparation toulousaine : le buteur et taulier Thomas Ramos manquera à l'appel, blessé et pas assez remis pour tenir sa place.

« Cette année, on a battu tous les records de commotions, de blessures », a déploré le coach Ugo Mola, jeudi. Avant d’ajouter : « En étant en demi-finale dans le contexte qui est le nôtre, on est un peu les rescapés de l’histoire. » Manière de rappeler que les Toulousains sont les seuls à être au rendez-vous du dernier carré, par rapport aux rivaux de la saison dernière.

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Au vert et au calme

Entre deux eaux depuis deux mois, le club aux 24 boucliers de Brennus pourra-t-il retrouver l'intensité en phase finale ? « Tout le monde s’inquiète de savoir si Toulouse est bien. Toulouse est premier. Et vous feriez mieux de vous inquiéter de ceux qui ne sont pas qualifiés », avait sèchement répondu l’entraîneur après la dernière journée et une défaite 31-20 sur le terrain du Racing 92.

Depuis, les Rouge et Noir se sont mis au vert, avec un stage en Espagne, pendant que les Franciliens devaient s'arracher pour battre Pau en barrage. Ils ont aussi coupé toute ouverture médiatique avant l'obligatoire conférence de presse d'avant-match, hier, à Marseille.

Les « costauds » du Racing

« Quand ils ferment les écoutilles, qu'ils descendent dans les eaux profondes, ça veut dire qu'ils se préparent », se méfie Patrice Collazo, le manager des Racingmen, qualifiant carrément les Toulousains de « fossoyeurs ». À l’inverse de Toulouse, le Racing 92 - « une belle bande de mecs costauds » selon Mola - est porté par une dynamique de six victoires sur ses sept derniers matches, dont trois loin de ses bases. La puissance de l'effectif, tant à l'avant que sur les lignes arrières, a fait très mal aux Palois.

L'effectif a été chamboulé à l'intersaison, avec une quinzaine de recrues qui semblent avoir enfin trouvé la bonne entente… Même si le spectre plane d'un scénario à la rochelaise, avec une série de six victoires des Maritimes avant d'exploser contre le Stade français en barrage. Avantage non négligeable, le vainqueur de cette demie pourra bénéficier d'un jour de plus de récupération en vue de la finale, le samedi 27 juin, par rapport à son adversaire, Montpellier ou le Stade français, qui s'affronteront demain, toujours à Marseille.

Les compositions

Toulouse : Kinghorn ; Thomas, Barassi, Chocobares, Lebel ; (o) R. Ntamack, (m) Dupont ; Willis (cap.), Roumat, Cros ; Meafou, Brennan ; Merkler, Mauvaka, Neti. Remplaçants : Marchand, Ainu’u, Vergé, Flament, Graou, Gourgues, Capuozzo, Aldegheri.

Racing 92 : James ; Manu, Fickou, Tuisova, Spring ; (o) Gibert, (m) Carbonneau ; Manyarara, Hughes, Baudonne ; Taofifenua (cap.), Hill ; Bamba, Tarrit, Gogichashvili. Remplaçants : Escobar, Jabea, Tagitagivalu, Lainault, Joseph, Seunes, Ravutaumada, Tupou.

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