Geoffrey Doumayrou, patron de la défense du Montpellier Hérault Rugby, analyse la victoire contre le Stade Français en demi-finale (25-15) et se projette sur la finale contre le Stade Toulousain, samedi 27 juin.
Une première mi-temps fébrile, une seconde plus solide
Interrogé sur les points positifs de cette demi-finale, Doumayrou met en avant la correction opérée en deuxième période. "En première, on a été trop fébrile. On encaisse deux essais trop faciles sur des choses qu'on a travaillées toute la semaine, ce qui est chiant. En deuxième, on a bien corrigé le tir et on a été costaud dans les collisions dans leur camp."
Malgré les imprécisions, l'équipe n'a jamais semblé se déliter. "Jamais l'équipe n'a semblé se déliter malgré les imprécisions… On est quand même toujours resté dans le match. Cette année, c'est notre force, les mecs n'ont pas lâché beaucoup de rencontres. Ils sont toujours concernés, ils ne s'affolent pas."
Une finale à préparer sans euphorie
Pour le staff, cette finale représente une étape importante mais il ne faut pas s'emballer. "Il ne faut pas s'emballer. C'est un pas de plus. On va beaucoup apprendre de cette demi-finale. Sur la physionomie, il n'y a pas photo et pourtant, le score est serré. Il faut apprendre de nos petites erreurs, comment tuer un match et être moins fébrile avec le ballon."
Doumayrou insiste sur la nécessité de rester concentré : "Il faut, sinon tu te fais cueillir sévère. Quand tu t'emballes un peu trop, on a vu ce que ça a donné aujourd'hui… Je n'en dirai pas plus."
Une équipe difficile à manœuvrer en phases finales
L'ancien champion de France 2015 avec le Stade Français et 2022 avec Montpellier voit des similitudes avec les expériences passées. "Sur les matches couperets, on est une équipe difficile à manœuvrer. Mais on est obligé d'être à 150 % pour être au haut niveau. Et quand on y arrive, on devient dur à jouer."
Il compare notamment avec 2015 : "Avec le Stade Français, le plus dur avait été de se qualifier dans le top 6. Mais en phases finales, on se sentait invincibles malgré les Galactiques qu'il y avait en face. En 2022, on se sentait aussi très fort."
Le MHR affrontera donc le Stade Toulousain en finale, une équipe que Montpellier a déjà jouée cette saison. "On va affronter cette belle équipe de Toulouse, qu'on a su jouer cette année. Là, ils reviennent forts et on va essayer de les regarder les yeux dans les yeux."



