Djokovic réclame le report des matchs à Roland-Garros en cas de canicule
Djokovic veut reporter les matchs à Roland-Garros en cas de canicule

Le joueur de tennis Novak Djokovic a appelé, mercredi 27 mai à Paris, l’organisation de Roland-Garros à décaler les matchs en cas de canicule. Après sa qualification éprouvante sous la chaleur pour le 3e tour, le Serbe de 39 ans préconise d’imiter le protocole de l’Open d’Australie pour protéger la santé des athlètes.

Un appel à repousser les matches

Après un deuxième tour qualifié d'« épuisant » mercredi 27 mai en pleine vague de chaleur, Novak Djokovic a estimé que l’organisation de Roland-Garros devrait « repousser » les matches de quelques heures quand de telles conditions extrêmes se présentent, comme cela se fait en Australie. « En Australie, depuis quelques années, parfois on repousse d’une heure, deux heures, trois heures le match à venir pour que la température retombe », a commenté le Serbe en conférence de presse après sa victoire contre le Français Valentin Royer en quatre sets (6-3, 6-2, 6-7 (7-9), 6-3).

« Pour les tournois du Grand Chelem, ça ne devrait pas être un problème. On a tellement de courts, on a de la lumière, il n’y a pas de problème en principe », a-t-il poursuivi. « On peut planifier les matches à un autre moment sur d’autres courts. » Il a ajouté : « Ce n’est pas idéal de dépasser minuit, mais si ça arrive quand il y a une canicule ou des conditions extrêmes, on peut peut-être y penser quand même. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un règlement déjà en place mais insuffisant

Pour Djokovic, la réponse logique à ces conditions extrêmes ne réside pas dans la couverture de quelques courts privilégiés, comme le Philippe-Chatrier et le Suzanne-Lenglen à Paris, ce qui serait « injuste ». Roland-Garros dispose déjà d’un protocole « chaleurs extrêmes », similaire à celui de l’Open d’Australie. Il repose sur un indicateur synthétisant plusieurs variables météorologiques : température de l’air, taux d’humidité, vitesse du vent et rayonnement solaire. Une pause de dix minutes peut être accordée aux joueurs de simple, et les matches peuvent théoriquement être interrompus si cet indicateur dépasse un certain seuil. Cependant, ce seuil n’a pas encore été franchi à Paris, où l’humidité est bien moins prégnante qu’à Melbourne.

« Quand on joue trois heures et demie sur de la terre, c’est long et c’est épuisant. Physiquement, j’ai dépensé de l’énergie, pas mal, il faisait très chaud, les conditions étaient difficiles », a relevé l’homme aux 24 tournois du Grand Chelem après sa qualification.

Des organismes mis à rude épreuve

Plusieurs joueurs ont été physiquement très affectés par la chaleur. Casper Ruud a subi une « insolation » avant de s’imposer mardi. Jakub Mensik, perclus de crampes après sa victoire marathon en cinq sets mercredi, est resté de longues minutes allongé sur le court. « C’est insensé de jouer avec cette chaleur », avait déploré le Tchèque.

Ces témoignages renforcent l’appel de Djokovic à une adaptation des horaires pour préserver la santé des athlètes, alors que les températures à Paris dépassent les 35°C cette semaine.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale