Le coin des Bleus : Deschamps en conférence de presse, le trio magique, les souvenirs de Trézéguet… Suivez le guide
Didier Deschamps cumule 285 matches internationaux (103 comme joueur, 182 en tant que sélectionneur). Personne ne fait mieux.
À la veille de l’entrée en lice de l’équipe de France face au Sénégal
Mardi 16 juin, le sélectionneur des Bleus a désigné son favori. Le sélectionneur de l’équipe de France Didier Deschamps a estimé lundi que ses joueurs devront être « concentrés et décontractés » pour bien aborder leur premier rendez-vous du Mondial-2026 face au Sénégal (groupe I), mardi à East Rutherford.
« Le Sénégal, un adversaire de très haut niveau »
« Ce premier match est très important mais il n’est pas décisif parce qu’il y aura deux autres matches après (contre l’Irak et la Norvège, ndlr). Commencer par une victoire dans un groupe à quatre équipes, c’est l’idéal, c’est toujours l’objectif quand on aborde ce premier match. Mais c’est l’aspect émotionnel que l’on n’arrive pas à mesurer et quantifier. Des joueurs peuvent se crisper de par l’ambiance du match et l’environnement. L’idéal c’est d’être concentré et décontracté », a déclaré Deschamps en conférence de presse.
« Le Sénégal est un adversaire de très très haut niveau. Il y a la même attente et le même respect que pour les autres adversaires mais je connais le potentiel du Sénégal. Il fait partie des meilleures équipes africaines et mondiales, on sait à quoi s’attendre sur ce premier match », a ajouté le technicien qui aborde sa dernière compétition à la tête des Bleus.
Interrogé également par un journaliste espagnol sur le potentiel de l’équipe de France, Deschamps s’est montré plus taquin en lançant que « le favori c’est l’Espagne ».
Le trio magique entre en scène
L’atout N.1 de l’équipe de France se nomme bien évidemment Kylian Mbappé. Le capitaine sait mieux que quiconque comment aborder une épreuve qui a fait de lui une star planétaire et doit guider ses coéquipiers vers une troisième victoire. Champion du monde en 2018, finaliste quatre ans plus tard avec un triplé entré dans la légende contre l’Argentine de Lionel Messi (3-3 a.p., 4 t.a.b. à 2), l’attaquant sort d’une saison sans trophée et très mouvementée en coulisses avec le Real Madrid malgré un deuxième titre de meilleur buteur en Liga. Il aura donc soif de revanche pour faire taire les critiques aux États-Unis, lui le fan de culture et de sports américains.
Mais Mbappé ne sera pas seul cette fois et Deschamps compte aussi énormément sur Ousmane Dembélé pour l’épauler. Le Ballon d’Or, auréolé d’un extraordinaire doublé en Ligue des champions avec le PSG, doit enfin prendre une autre envergure en bleu, à l’image de son rôle de leader en club, après plusieurs phases finales passées dans l’ombre. Le duo est désormais complété par Michael Olise, magnifique attaquant qui a éclaboussé de sa classe la Ligue des champions 2025/2026 avec le Bayern et vient d’inscrire le 8 juin un triplé de toute beauté face à l’Irlande du Nord (3-1) au cours de l’ultime match de préparation avant le décollage pour le camp de base de Boston.
Deschamps, éloge de la longévité
Didier Deschamps superstar de la longévité : le patron des Bleus cumule 285 matches internationaux (103 comme joueur, 182 en tant que sélectionneur). Il devance le Danois Morten Olsen (275) et l’Uruguayen Oscar Tabarez (238).
Souvenirs de 2002 : Français et Sénégalais ont-ils de la mémoire ?
En 2002, le Sénégal de Khalilou Fadiga battait à Séoul la France de David Trezeguet, pourtant championne du monde en titre, lors du match d’ouverture du Mondial en Corée du Sud et au Japon. Un cataclysme côté français, le début d’une riche histoire internationale pour le Sénégal. Qu’est-ce que cette victoire a changé pour le football sénégalais, et qu’est-ce que cette défaite a changé pour le football français ?
Khalilou Fadiga : « On a forcé le respect de ceux qui ne nous connaissaient pas. Le continent africain nous connaissait, les joueurs et les dirigeants de nos clubs respectifs nous connaissaient, nous respectaient. Mais cette victoire nous a permis de remettre l’église au centre du village. Certains nous prenaient de haut et cette victoire a permis de remettre les choses en ordre ».
David Trezeguet : « Sans que l’on s’en aperçoive, nous arrivions peut-être, après les victoires de 1998 en Coupe du monde et 2000 à l’Euro, à la fin d’un cycle. Après la défaite contre le Sénégal, nous étions encore dans l’optique de nous qualifier, mais nous n’y sommes pas parvenus. Après la compétition, il y a eu des changements, comme c’est nécessaire dans toutes les équipes nationales ».



