La plage privée du Solenzara, à Roquebrune-Cap-Martin, a rouvert ses portes début juillet 2026 sous la direction de la famille Vannini, connue pour la plage Paloma à Saint-Jean-Cap-Ferrat. Les nouveaux gestionnaires entendent préserver l'esprit du lieu tout en proposant une offre accessible et une cuisine méditerranéenne, avec une ouverture possible toute l'année.
Une histoire de famille
Chez les Vannini, tout commence en 1948. L'arrière-grand-père de Baptiste tenait alors le bar-tabac Le Terminus, devenu depuis Le Virginie, face à la gare de Riquier, à Nice. Baptiste Vannini, lui, apprend d'abord aux côtés de son père, Jean-Claude, fondateur du groupe Paloma. Après une formation au lycée hôtelier de Nice et plusieurs expériences à l'étranger, il revient sur la Côte d'Azur pour reprendre avec lui la plage Paloma, à Saint-Jean-Cap-Ferrat.
À 25 ans, il prend parallèlement les commandes du Frog, dans le Vieux-Nice, tout en continuant à développer la Paloma. Aujourd'hui, l'entreprise familiale gère une dizaine d'établissements entre Nice et Roquebrune-Cap-Martin, parmi lesquels Baia Bella, à Beaulieu-sur-Mer.
Pourquoi Roquebrune-Cap-Martin ?
Le groupe souhaite désormais se développer vers l'est. Et parce que le Solenzara cochait déjà beaucoup de cases. « Le secteur est intéressant et il fait bon vivre », glisse Baptiste Vannini. « Refaire de cette plage ce qu'elle était avant » : son ambition est claire. « Refaire de cette plage ce qu'elle était avant, en la gardant ouverte à tous : aux familles, aux jeunes couples, pour que tout le monde puisse passer un bon moment et se faire plaisir. »
Le gérant mise donc sur un rapport qualité-prix qu'il veut accessible, avec un matelas proposé à 22 euros la journée, tout en conservant une « qualité de service » et de « petites attentions ».
Une offre méditerranéenne et accessible
Côté restaurant, la carte regarde vers la Méditerranée, avec une place importante accordée au poisson cuit au charbon de bois. Des pizzas complètent l'offre, afin de conserver plusieurs niveaux de prix. Le Solenzara compte environ 230 transats et autant de couverts. Trente-cinq personnes travaillent chaque jour sur le site, sous la direction de Nicolas Rouil, tandis que Stéphane Ognibene officie en cuisine. Deux habitués de la maison Vannini.
L'ouverture a été plus tardive que prévu, en raison de l'attribution du marché et des travaux engagés. Une partie du chantier devra d'ailleurs être achevée après la saison. Mais, selon Baptiste Vannini, la clientèle a rapidement répondu présent. « Ils attendaient l'ouverture avec impatience, parce qu'ils affectionnent beaucoup l'établissement. »
Un décor naturel et une ouverture toute l'année
Pour le décor, le gérant a voulu éviter les effets de mode et rester dans des tons naturels. « J'aime les plages assez naturelles. On est restés sur des coloris qui rappellent le Cap-Martin. » Bois, vert et blanc dominent ainsi sur les matelas et le mobilier. Même inspiration côté architecture, avec de la pierre, du bois et des arches à l'entrée, pensées comme un écho aux bâtiments Belle Époque de la commune. « On a aussi conservé toutes les plantes et on les a mises en valeur. »
À l'intérieur, un grand bar trône au centre de la salle, entouré de carreaux aux tons ocre et d'un sol en pierre mate. « L'idée était de créer un espace agréable pour l'intersaison et l'hiver. » Car le Solenzara fait partie des rares établissements balnéaires à pouvoir ouvrir toute l'année. Une chose, en revanche, ne changera pas : l'établissement ne veut pas devenir une plage festive. « On accepte volontiers les anniversaires et les mariages, mais il n'y a pas de musique sur la plage. Je préfère que les clients profitent d'un moment de repos. »
Le Solenzara est ouvert de 10 heures à 19 heures, puis de 19 heures à minuit. Le service du restaurant s'achève respectivement à 16 heures et 22 heures.



