La cycliste autrichienne Valentina Cavallar, membre de l’équipe néerlandaise SD Worx-Protime, a publié dimanche un long message sur son compte Instagram pour dénoncer un contrôle antidopage inopiné subi quelques heures après le décès de sa mère. Dans ce témoignage, elle qualifie cette expérience de « profondément douloureuse, déplacée et irrespectueuse envers ma famille ».
Un deuil bouleversant et un contrôle jugé inopportun
Valentina Cavallar, âgée de 25 ans, a d’abord expliqué que sa saison avait été écourtée après le Tour de France Femmes en août « pour des raisons personnelles et familiales ». Elle précise : « Perdre ma mère en septembre a changé ma façon de voir la vie pour toujours ». C’est dans ce contexte de deuil qu’elle a été confrontée à un contrôle antidopage inopiné, « quelques heures » après le décès de sa maman, et ce « dans la pièce à côté de là où elle était allongée ».
La coureuse, qui avait abandonné en fin de Tour de France après avoir terminé 9e au classement général du Tour d’Italie en juin, confie : « Je comprends l’importance du sport propre et j’ai toujours respecté la responsabilité qui découle d’être un athlète professionnel. Mais à ce moment-là, je ne pensais clairement pas au cyclisme, à la compétition ou à mes responsabilités en tant qu’athlète. J’étais une fille qui venait de perdre sa maman. »
Un parcours atypique entre aviron et cyclisme
Valentina Cavallar est devenue cycliste professionnelle après avoir rejoint la formation française Arkéa-B & B Hôtels. Avant cela, elle avait participé aux Jeux olympiques de Tokyo en 2021 dans la discipline de l’aviron. Ce parcours peu commun a marqué son entrée dans le peloton professionnel.
Dans son message, elle insiste sur la nécessité de ne pas oublier l’humain derrière l’athlète : « C’est un moment qui m’a fait réfléchir à cette propension à oublier que derrière chaque athlète, il y a un être humain avec une vie, une famille et des émotions qui ne disparaissent pas simplement quand les responsabilités du sport professionnel commencent. »
Un appel à plus d’humanité dans le sport
Valentina Cavallar conclut son témoignage en réaffirmant son attachement au sport propre : « Je crois au sport propre. Mais je crois aussi que l’humanité, la compassion et le respect ne doivent jamais être oubliés ». Cette prise de parole intervient dans un contexte où les contrôles antidopage sont fréquents et souvent imprévisibles pour les athlètes de haut niveau.
Son message a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, beaucoup saluant son courage et sa franchise. La cycliste espère que son témoignage contribuera à une meilleure prise en compte des situations personnelles des sportifs lors des procédures de contrôle.