Près de deux ans après sa retraite, Nikola Karabatic (42 ans), l’homme le plus titré du championnat de France de handball, suit toujours de près la Starligue. Alors que Saint-Raphaël affronte Montpellier ce mardi 26 mai 2026, il s’est confié sur son burn-out et a partagé son regard sur le SRVHB.
Un burn-out énergétique
Dans son autobiographie Ma plus belle victoire (Flammarion), Karabatic évoque un « état semi-dépressif » traversé en 2022. Il décrit : « C’est arrivé d’un coup, comme si je m’étais pris une explosion dans la tête. Un burn-out énergétique. La machine était à bout. » Il explique que cette période marquait la fin de sa mission de joueur d’élite et le début de sa transition vers l’après-carrière.
Santé mentale dans le sport
Karabatic salue le courage de Pierre Mignoni, entraîneur du RCT, qui a dû couper quelques semaines pour « décompensation ». Il estime que la santé mentale est encore sous-estimée dans le sport : « Montrer que ceux que l’on pense indestructibles ont aussi besoin d’en parler est important. » Il ajoute avoir vu des statistiques alarmantes chez les adolescents et espère que son exemple pourra aider.
Le livre comme thérapie
Pour Karabatic, écrire son livre a été un moment d’introspection fort, lui permettant de mettre sa carrière derrière lui. Il a également acheté le livre de Steve Mandanda sur la solitude à la retraite, mais confie ne jamais s’être senti seul.
Place des familles dans le sport
Karabatic souligne l’importance d’accorder une place aux familles, comme le faisait Claude Onesta en équipe de France. Il regrette que cette dimension ait été un peu mise de côté.
Le handball ne lui manque pas
« Le terrain ne me manque pas, assure-t-il. Je revois les copains souvent. Je me régale à la télé mais je n’ai plus envie de jouer face à des adultes. » Il pratique le padel, la course, la musculation, le yoga et la méditation.
Son avis sur le nouveau format du championnat
Interrogé sur l’introduction des play-offs, Karabatic se montre sceptique : « Je ne sais pas si ce sera mieux. Si j’avais été dirigeant, j’aurais gardé ce championnat qui est dans notre culture. » Il aurait préféré développer le handball dans des régions comme Bordeaux ou l’Alsace-Lorraine.
Saint-Raphaël – Montpellier : une affiche qui évoque des souvenirs
Karabatic se souvient surtout du Trophée des champions 2015, quand Adrien Dipanda lui a cassé un os du visage avec un coude. Il juge la saison de Saint-Raphaël bonne, avec un jeu solide et une grosse défense. Il cite Demaille, Drevy et Marescot comme éléments de qualité.
Son coup de cœur : Paschal Drevy
Karabatic suit particulièrement Paschal Drevy, récemment appelé en équipe de France, et dont il a joué contre le père. Il approuve son départ à Montpellier : « C’est une très bonne chose pour lui. Il va évoluer dans un club qui joue les titres, avec la coupe d’Europe. Il va passer un cap. »



