Vainqueurs de Grenoble en demi-finale (26-44) du championnat de France, les crabos de Montpellier vont disputer la finale contre Bordeaux-Bègles ce samedi 20 juin, à 16h, à Tournefeuille. Il n’y a pas que l’effectif professionnel qui marche du tonnerre au MHR.
Un parcours remarquable
Les crabos de Montpellier, dirigés par Mathieu Noirot et coachés, entre autres, par l’ancien arrière international Anthony Floch, vont disputer la finale du championnat de France contre Bordeaux-Bègles. Larges vainqueurs des Grenoblois (44-26) en demies, ils ont rendez-vous à Tournefeuille pour aller chercher le titre national. Une performance dans la lignée de celle de l’an dernier, quand les cadets Alamercery étaient allés chercher le Bouclier au stade de France.
Des jeunes talents prometteurs
Quelques pépites sont surveillées de près, notamment les jeunes centres Souheib Benabdelkader (16 ans) ou Matt Lefeuvre (16 ans), déjà montés avec les pros pour participer à quelques entraînements.
Une politique claire pour la formation
Ce retour au premier plan des jeunes du MHR est aussi le fruit d’un travail de longue haleine entamé par Joan Caudullo, directeur du centre de formation entre 2020 et 2024, et de son successeur, Damien Florio. Ces deux-là ont pris avec succès la suite de Jean-Philippe Lacoste, un emblématique du club. Leur objectif est de mettre le paquet sur les équipes jeunes jusqu’en crabos pour en faire des futurs membres de l’équipe première. Et une fois arrivés en espoirs, s’ils sont un ton au-dessus des autres mais trop juste pour être en équipe première, ils pourraient être prêtés en Pro D2 ou en Nationale pour goûter au haut niveau.
Une situation financière assainie
Cette bonne tenue des catégories jeunes (les cadets Alamercery sont allés jusqu’en quarts de finale) et de l’Association est symbolique, cette dernière ayant été bouleversée il y a un peu plus d’un an et demi. L’ancienne gouvernance avait laissé un trou d’1,3 million d’euros sur quatre ans. Depuis la nomination de Serge Guisepin par Mohed Altrad, l’équilibre des comptes est en bonne voie, le travail est apprécié en interne, des leviers d’économie ont été activés et des échanges sont en cours pour qu’une nouvelle convention soit décidée afin d’établir un budget clair pour structurer l’Association, détentrice du numéro d’immatriculation nécessaire à l’existence du MHR professionnel. Seul hic, des tensions existent entre les deux hommes depuis que le premier a intégré l’équipe du maire Michaël Delafosse, dont on sait les relations frigorifiques avec le président montpelliérain. Ça n’empêche pas, pour le moment, de voir des jeunes au premier plan.



