Legend et Guillaume Pley épinglés pour climat raciste et sexiste
Legend et Guillaume Pley épinglés pour climat toxique

Deux enquêtes récentes mettent en lumière les dérives du média Legend et de son fondateur Guillaume Pley, âgé de 41 ans. Elles pointent un climat de travail toxique, des conditions d'emploi indignes, et des accusations de comportements inappropriés envers des mineures. Ces révélations, publiées par Les Inrockuptibles et le vidéaste TPZ, ébranlent l'image de la chaîne YouTube qui a pourtant accueilli des personnalités comme Nicolas Sarkozy, Dieudonné, Bernard Arnault ou l'ancien patron du Mossad, Yossi Cohen.

Un climat de vannes racistes et sexistes banalisé

Selon une ancienne membre de l'équipe de Guillaume Pley, l'ambiance au sein de Legend était délétère : « C'était la cour de récréation, tout le temps. Il y avait un climat de vannes racistes et sexistes totalement normalisé […] personne ne mettait de limites pour faire respecter un climat de travail sain et respectueux de chacun », a-t-elle témoigné auprès des Inrockuptibles.

Un autre employé a révélé qu'en début d'année 2023, un tableau dans la rédaction affichait : « Qui est le plus raciste ? », avec un décompte illustré par des barres pour chaque prénom. « C'était littéralement une compétition », a-t-il déclaré. Ces témoignages décrivent un environnement où les dérives étaient non seulement tolérées, mais encouragées.

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Des conditions de travail indignes

Les enquêtes révèlent également un non-respect du droit du travail, avec des journées pouvant atteindre onze heures, voire plus. Une ancienne salariée se souvient : « Dans les faits, il n'y a pas d'horaires. On arrivait vers 10 h, on finissait souvent à 22 h, et parfois 2 h du matin lorsqu'il fallait terminer les montages, les exports des vidéos. »

Une autre source a décrit un épuisement généralisé : « J'ai vu des jeunes craquer totalement, mentalement d'abord, mais aussi physiquement. Des pertes de poids impressionnantes, des arrêts maladie en cascade, des burn out… C'est le système Pley : il exploite jusqu'à la moelle, et quand ça craque, il recrute à nouveau. » Ces témoignages dressent le portrait d'un management basé sur la surexploitation et le renouvellement constant des équipes.

Des accusations de messages à des mineures

Le vidéaste TPZ a également produit une enquête sur Guillaume Pley, mais sa vidéo a été censurée peu après sa mise en ligne. Il s'en est défendu auprès de La Dépêche du Midi : « Le droit de citation existe, il protège la reprise de courts extraits à des fins d'information et de critique, et il devrait primer ici. »

Dans sa vidéo, TPZ partage les témoignages de femmes qui, alors qu'elles étaient mineures, ont reçu des avances de Guillaume Pley. L'une d'elles, qui avait 15 ans à l'époque où il travaillait à NRJ, raconte : « Il m'a envoyé des messages privés pendant plusieurs mois, il m'a invité à des événements, il me disait que j'étais super jolie, qu'il avait hâte que j'aie 18 ans. » L'enquête des Inrockuptibles révèle également plusieurs conversations ambiguës entretenues par l'animateur avec des jeunes filles mineures.

Un système qui dépasse la personne de Guillaume Pley

Ces révélations s'ajoutent à d'autres affaires, comme les menaces de mort dont Guillaume Pley a été victime, ou la polémique lorsqu'il a embrassé des inconnues à NRJ. Elles interrogent sur le fonctionnement de l'ensemble du média Legend, qui semble avoir laissé prospérer une culture d'entreprise nocive. Les enquêtes mettent en cause non seulement l'animateur, mais aussi un « système Pley » qui aurait permis ces dérives.

Face à ces graves accusations, ni Guillaume Pley ni Legend n'ont encore réagi publiquement. Cependant, ces révélations pourraient avoir des conséquences importantes sur la réputation du média et de son fondateur, qui reste l'une des figures les plus influentes du paysage YouTube français.

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