La Brignolaise Chloé Payrot médaillée d’argent aux championnats d’Europe de karaté
Multiple championne chez les juniors, la pensionnaire de l’AS Brignoles Karaté a brillé pour sa première sélection senior en équipe de France. Elle décroche la médaille d’argent par équipe aux championnats d’Europe de karaté, organisés fin mai 2026 à Francfort (Allemagne).
C’est l’histoire d’une jeune Brignolaise qui n’en finit plus de monter, et d’éclabousser de son talent le monde du karaté. Championne de France juniors, U21, universitaire et seniors (pour sa première compétition chez « les grands » en avril 2026), c’est maintenant de la plus haute marche d’un podium européen « adulte » que s’est approchée Chloé Payrot, dimanche 24 mai 2026 à Francfort (Allemagne), en décrochant une médaille d’argent par équipes pour sa première sélection chez les Bleus. « J’étais frustrée, mais bon, c’est passé. J’ai fait de mon mieux, je le sais », confiait la compétitrice de 18 ans, des regrets dans la voix, typiques de celles et ceux qui se destinent à l’or, déçus par tout autre type de métal.
« J’ai battu la n°7 mondiale ! »
Engagée aux côtés de quatre compatriotes, Chloé Payrot a dû prendre son mal en patience lorsque, vendredi 22 mai pour le tour de qualification, le staff lui préfère ses coéquipières dans un système où seules trois des cinq karatékas sélectionnées sont alignées par rencontre : « Franchement, j’avais hâte de combattre. J’attendais mon tour, j’attendais mon tour... » Et son tour vint. Les sélections russe et ukrainienne battues par son équipe, c’est en quart de finale que le staff tricolore choisit d’abattre la carte Payrot. « Pour remporter un match, il faut gagner deux combats, explique la native d’Aubagne. Je rentre en deuxième position après que ma coéquipière a perdu le premier combat. » Condamnée à gagner, dans une salle chauffée à blanc, on imagine sans mal le plaisir que prend à ce moment Chloé Payrot, la pression comme une seconde peau : « Je gagne sur un coup de pied à la tête, contre la 7e mondiale, c’était incroyable, j’étais trop contente ! »
Le début de quelque chose de grand
En demie, placée n°3, elle voit ses compères l’emporter 2-0 et reste encore sur le bord du tatami. Opposée, en finale, aux championnes en titre allemandes poussées par la furia qui déferle des tribunes, la Varoise est de nouveau forcée à l’exploit après une première défaite française. Elle tient alors en respect la n°10 mondiale : « J’égalise à quelques secondes de la fin, mais l’arbitre n’arrête pas le combat », regrette-t-elle. Le goal-average fait le reste. Battues, les Françaises décrochent tout de même leur ticket pour les championnats du monde par équipes, organisés en novembre 2026. Et nul doute qu’il faudra à nouveau compter sur la désormais inévitable Chloé Payrot.



