L'équipe de France féminine de basket disputera ce dimanche à Berlin la première finale de Coupe du monde de son histoire contre les États-Unis, avec un coup d'envoi prévu à 20 heures (diffusion sur TMC et beIN SPORTS 1). Les Bleues, portées par un collectif remarquable, ont remporté tous leurs matchs du tournoi avec au moins 22 points d'écart, comme en demi-finale contre l'Allemagne, le pays hôte, battue 86-64 samedi. Deux ans après la finale des Jeux olympiques de Paris 2024 perdue d'un rien (66-67), les Françaises ont de sérieux atouts pour prendre leur revanche sur une équipe américaine invaincue dans les grands tournois internationaux depuis la Coupe du monde 2006, où elle avait été battue en demi-finale par la Russie (68-75).
Un parcours sans faute marqué par une défense de fer
Depuis le début de la compétition, l'équipe de France féminine de basket affiche un visage collectif, constant et redoutable en défense. En phase de poules, les Bleues ont écrasé tous leurs adversaires avec une moyenne de 40,6 points d'écart, puis ont enchaîné avec un succès de 29 points en quart de finale contre la Chine et de 22 points face à l'Allemagne en demi-finale. Cette démonstration de force place les coéquipières de Gabby Williams parmi les favorites, malgré la présence de l'ogre américain sur leur chemin.
Capitaine de cette équipe, Gabby Williams tourne à 18,4 points par match et se distingue comme la joueuse la plus en vue du tournoi, adoptant clairement un mode MVP. À ses côtés, Valériane Ayayi reste aussi précieuse qu'aux Jeux olympiques, tandis que Marine Johannès réalise la meilleure compétition internationale de sa carrière dans un rôle de « pyromane » en sortie de banc. De jeunes talents comme Leite, Lacan, Astier, Salaün et Badiane ont également émergé et changé de statut au fil de la compétition.
Des motifs d'espoir face à une équipe américaine affaiblie
Si les États-Unis restent une référence absolue dans le basket féminin mondial, plusieurs éléments nourrissent l'espoir côté français. En demi-finale, l'Espagne a longtemps résisté aux Américaines, avec un score de 58-58 après trois quart-temps avant de s'incliner 66-76. De plus, les leaders expérimentées de Team USA à Paris 2024, A'ja Wilson et Kelsey Plum, ne sont plus présentes dans cette compétition. La jeune star Caitlin Clark, pour sa découverte du contexte Fiba, est en difficulté avec seulement 7 points et un taux de réussite de 22,7 % à trois points en moyenne.
Dans ce contexte, la confiance est légitime pour le basket français à Berlin. L'équipe de France, entraînée par Jean-Aimé Toupane, a déjà prouvé qu'elle pouvait faire douter la meilleure équipe du monde lors de la finale des JO de Paris 2024, perdue 66-67. Ce dimanche, les Bleues tenteront d'écrire une nouvelle page de leur histoire en remportant leur premier titre mondial face aux États-Unis, une équipe invaincue dans les grands tournois depuis 2006.



