L'été rime avec jambes découvertes, sandales et moments de détente, mais aussi avec transpiration, odeurs corporelles et poils disgracieux. Dans le cadre de la série « L'été sera chaud », la dermatologue Isabelle Rousseaux et la sexologue Capucine Moreau livrent leurs conseils pour gérer ces désagréments et préserver sa vie sexuelle.
La transpiration : un phénomène naturel mais gênant
Valentine, 27 ans, confie : « Je ne supporte pas non plus ma transpi et mon odeur. Je sais que ce n'est pas sexy et je ne veux pas l'imposer. » Isabelle Rousseaux rappelle que la transpiration est vitale : « Notre corps doit être à 37°C. Si la température monte, on évacue la chaleur pour ne pas mourir. » La sueur en elle-même n'a pas d'odeur ; ce sont les bactéries qui la dégradent qui provoquent les odeurs.
Conseils pour limiter la transpiration
La dermatologue recommande plusieurs gestes : s'épiler, car « les poils retiennent les bactéries », éviter les vêtements synthétiques, utiliser du déodorant, et appliquer des lingettes antiseptiques sous les aisselles. Elle insiste sur une hygiène irréprochable : « Prendre des douches plus souvent, moins longtemps. » Les anti-transpirants ont une action limitée, et le traitement le plus efficace pour les aisselles reste l'injection de toxine botulique.
Huit conseils pour une sexualité épanouie malgré la chaleur
La sexologue Capucine Moreau livre huit recommandations : être dans la lenteur, s'autoriser à arrêter l'acte si inconfortable, choisir des positions « faciles » comme la cuillère, faire des pauses douche pour rester frais, utiliser des glaçons, opter pour des touchers délicats du bout des ongles, se laisser aller à des caresses sous la douche, et changer de timing pour privilégier les moments plus frais comme tôt le matin.
Les poils : un autre tue-l'amour
Guillaume avoue : « Les poils sur les jambes, je peux pas. » Valentine ne supporte pas non plus « ses jambes mal rasées et des poils sous les bras ». Chantal, 60 ans, déclare en riant : « Les poils dans le dos, je peux pas. Mais il faut un peu de poils quand même. J'aime me sentir près d'un mâle, pas d'un singe. » Maryse, la cinquantaine, fait attention à être « nickel » depuis l'adolescence.
Les pieds négligés : rédhibitoire
Pour certains, le tue-l'amour se niche dans les pieds. Guillaume raconte : « Un jour, une meuf voulait me titiller sur le sujet et a débarqué en claquette au date. J'ai dit aurevoir. » Il insiste sur l'importance de soigner ses orteils. Les prénoms ont été modifiés.



