Le gouvernement britannique a annoncé mardi l'instauration d'un couvre-feu nocturne sur les réseaux sociaux pour les adolescents de 16 et 17 ans, de minuit à 6 heures du matin. Cette mesure s'ajoute à l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans, annoncée en juin dernier et qui doit entrer en vigueur début 2027.
Des mesures contre les fonctionnalités addictives
Londres souhaite également obliger les plateformes addictives à paramétrer par défaut des réglages désactivant les fonctionnalités jugées nocives pour les 16-18 ans, comme le défilement infini. Les utilisateurs pourront toutefois les réactiver s'ils le souhaitent.
« Même si les jeunes gagnent en autonomie à 16 ans, ils doivent encore être protégés des fonctionnalités en ligne les plus addictives, qui peuvent avoir un impact néfaste sur leur bien-être », a déclaré la ministre du Numérique, Liz Kendall, dans un communiqué.
Améliorer le sommeil et limiter l'impact des chatbots
« Ces mesures seront cruciales pour aider les jeunes à obtenir le sommeil dont ils ont besoin, à se concentrer sur l'école et les études et à passer plus de temps de qualité avec leur famille et leurs amis », a-t-elle ajouté.
Les annonces de mardi incluent également des contrôles sur l'utilisation des chatbots d'intelligence artificielle, qui obligeraient les moins de 18 ans à faire des pauses régulières lorsqu'ils utilisent ces plateformes.
Un accueil partagé par les associations
Si certaines associations de protection de l'enfance ont salué ces réformes comme des protections attendues de longue date, d'autres ont mis en garde contre le risque d'une utilisation dangereuse de l'internet par les enfants.
L'Australie est devenue en décembre le premier pays à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans, une mesure qui a rencontré un succès mitigé. L'Indonésie a emboîté le pas en mars.
Une tendance mondiale à la restriction
La France, le Canada et les Émirats arabes unis comptent parmi les autres pays qui ont annoncé des interdictions similaires. Le Royaume-Uni durcit ainsi son cadre réglementaire pour protéger la jeunesse des dangers du numérique.



