Après une année complète de travaux, le lycée Albert-Ier de Monaco accueille ce lundi 7 septembre 2026 ses 700 élèves dans un bâtiment entièrement rénové, désormais climatisé, équipé de pompes à chaleur et qui réduit sa facture énergétique de moitié, soit 35 000 euros d’économies par an et 61 tonnes de CO2 en moins. Le chantier, mené entre l’été 2025 et l’été 2026, a permis de moderniser ce bâtiment centenaire, qui fut tour à tour couvent, caserne militaire, prison et hôpital avant de devenir en 1910 le premier lycée de la Principauté.
Une rénovation complète pour le confort et l’environnement
L’objectif principal des travaux était d’améliorer le confort des élèves et des équipes tout en renforçant la performance énergétique. La climatisation a été installée dans tout le bâtiment, couplée à un système de ventilation double flux, indispensable pour faire face aux températures élevées dans cet édifice exposé plein Sud. Les salles de classe, le CDI, les peintures, les sols et les murs ont été refaits. Des isolations phoniques ont été posées sur les parois entre les classes, les tableaux interactifs ont été renouvelés et le mobilier entièrement changé.
Au total, plus de 10 000 mètres carrés, intérieur et extérieur compris, ont été rénovés. « Toutes les salles de classes ont été rénovées et sont désormais climatisées », a confirmé Cyril Dodergny, directeur des Bâtiments publics. Le réfectoire a également été repensé avec des tons plus modernes, des tables hautes et classiques pour accueillir 230 personnes en même temps, et des panneaux en fibre de bois pour traiter l’acoustique.
Une isolation thermique repensée et 264 fenêtres remplacées
La première étape de la rénovation a porté sur l’enveloppe du bâtiment afin d’améliorer son isolation thermique. Sur les façades peu visibles, donnant sur le patio, une isolation par l’extérieur a été réalisée avec de la fibre de bois, puis enduite. Pour les façades historiques, dont l’aspect ne devait pas être modifié, l’isolation a été posée par l’intérieur, directement dans les salles de classe, sous les peintures et placages.
Les 264 fenêtres du bâtiment ont été remplacées par des menuiseries en aluminium recyclé et un double vitrage qui filtre 70 % des rayons du soleil. Des stores ont été installés sur certaines ouvertures, tandis que la façade donnant sur le Musée océanographique est équipée de volets à persiennes, remis en service pour se protéger du soleil aux heures les plus chaudes.
La fin du gaz et l’installation de pompes à chaleur
Le lycée Albert-Ier était l’un des derniers bâtiments publics du Rocher à être alimenté par le gaz. Pour basculer vers une énergie plus propre, l’auvent de la cour du troisième étage a été doublé pour accueillir plus de 80 panneaux photovoltaïques. Ces panneaux produisent de l’électricité et alimentent également les dix pompes à chaleur installées dans un local dédié au troisième étage, en remplacement des anciennes chaudières à gaz.
« Aujourd’hui le bâtiment est intégralement climatisé et chauffé grâce à ces pompes à chaleur », a expliqué Anthony de Sevelinges, directeur des Bâtiments publics. « Et même si on a ajouté la climatisation qui génère de la consommation complémentaire, les pompes à chaleur, beaucoup moins énergivores, permettent de réduire la facture énergétique de moitié. » Concrètement, cela représente 61 tonnes de CO2 émises en moins chaque année et 35 000 euros d’économies sur la facture énergétique annuelle.
Une année de travaux et des conditions difficiles pour les élèves
La réouverture du lycée clôt une année compliquée pour les élèves. À la rentrée 2025, l’établissement avait été déplacé à l’Annonciade, mais un glissement de terrain à proximité de l’ancien collège a contraint à un relogement d’urgence. Les deux trimestres suivants se sont déroulés dans des bâtiments préfabriqués, avec de nombreux aménagements provisoires. En juillet, les épreuves du bac ont pu avoir lieu dans le nouveau lycée, mais les derniers travaux se sont poursuivis tout l’été pour être achevés juste avant cette rentrée.



