Le choc des mots à Parentis-en-Born
Notre rubrique Pignes et aiguilles du samedi 16 mai 2026. Paris Match est descendu en région pour se pencher sur le cas de Parentis-en-Born. Dans un article intitulé « Landes, chez les rois du pétrole », l'hebdomadaire a promené ses stylos entre derricks et acteurs locaux, dans la charmante commune de 7 500 habitants. On y retrouve notamment Pantxika Etcheverry, directrice générale France de Vermillon, la société canadienne qui extrait le pétrole des sous-sols du Born, mais aussi Geneviève Darrieussecq, la députée de la première circonscription des Landes, qui a déposé deux amendements pour déroger à la future interdiction de rechercher et d'exploiter du pétrole sur le territoire français.
Le magazine est aussi allé à la rencontre de la maire, Marie-Françoise Nadau, qui n'a pas l'habitude de mâcher ses mots. Et elle l'a encore prouvé : « Le pétrole, c'est Satan, la corrida, c'est pas bien, et la chasse, encore moins. Mais je défends tout ! » Pas de doute, Paris Match, c'est toujours le choc des mots. Lasserpe.
L'eau et le feu dans la balance
Invitée à requérir dans le procès de l'incendiaire et cambrioleurs de la mairie de Montfort-en-Chalosse, jugés ce lundi 11 mai 2026 devant le tribunal judiciaire de Dax, la substitut du procureur de la République, Marion Escudier, a fait preuve de fermeté autant que de pédagogie dans son discours. Sans forcément s'en rendre compte, tellement son interpellation sonnait la spontanéité plutôt que l'effet de manche préparé, la magistrate s'est aussi fendue d'une phrase qui a fait sourire dans les prétoires : « Et vous espériez quoi ? Passer entre les gouttes de la justice en mettant le feu à la mairie ? » Soit les flammes pour tenter d'éviter l'orage et, au final, une peine de prison ferme de plusieurs années.
Couvrez cette affiche que je ne saurais voir
Aussi étonnant que cela puisse paraître, là où l'affiche des Fêtes de la Madeleine 2026 est la plus visible, c'est dans la campagne de dénigrement que mènent les associations antitaurines. Pour dénoncer le visuel qui met en scène une enfant habillée en torera, là où les auteurs voulaient parler de transmission et de fêtes familiales, certains détracteurs ont pris la peine de le barrer, pour être cohérents avec leur discours, quand d'autres s'en servent d'illustration sur leur site Internet ou post sur les réseaux sociaux, tel quel. De quoi s'interroger et constater qu'ils sont ainsi les premiers à le diffuser. Jusqu'auprès des juges du tribunal administratif de Pau qui ont désormais quelques semaines pour trancher sur son sort. Est-ce que le bad buzz, c'est quand même du buzz, en mauvais français ? Pour ceux qui préfèrent la version en vieux français, il faut relire le Tartuffe de Molière.
Consensuel rime avec visuel
Si l'affiche des Fêtes de la Madeleine de Mont-de-Marsan fait débat, on ne peut pas en dire autant des visuels choisis par la Ville de Dax pour sa feria 2026 et sa temporada taurine. Carte postale d'une feria idéalisée pour la première, reproduction d'une huile sur toile impressionniste pour la seconde, on ne saurait faire plus consensuel en matière d'affiche. Faut-il déplorer ce manque d'audace ou se réjouir de cette volonté d'éviter de lourdes critiques ? On se garderait bien de prendre parti, tellement les goûts et les couleurs, vous savez…



