Polémique autour de la diffusion de « Maréchal, nous voilà ! » à Carpentras : le RN s'insurge après les propos d'Édouard Philippe
Édouard Philippe a suscité la colère du Rassemblement national ce dimanche en évoquant avec ironie la diffusion de l'hymne vichyste « Maréchal, nous voilà ! » lors des commémorations du 8-Mai 1945 à Carpentras, ville dirigée par un maire d'extrême droite. L'ancien Premier ministre et candidat à la présidentielle s'est exprimé devant les cadres de son parti Horizons réunis à Reims.
Les propos d'Édouard Philippe
« Il y a quelques sujets sur lesquels le RN ne change pas. Maréchal, nous voilà diffusé à Carpentras, par erreur dit la mairie », a lancé Édouard Philippe, ajoutant : « Ils avaient le disque à côté de celui de La Marseillaise. Ils se sont trompés, c'est ballot. » Une déclaration qui a immédiatement déclenché une vive réaction du parti d'extrême droite.
La version de la mairie et de la radio associative
Alain Giraudi, président de RTV FM, la radio associative qui assurait l'animation musicale, a pourtant affirmé que « la mairie n'y était pour rien. C'est un technicien qui a rajouté ce morceau par mégarde. » La mairie de Carpentras, dirigée par le maire RN Hervé de Lépinau, a également démenti toute implication.
Les réactions de Marine Le Pen et Jordan Bardella
Marine Le Pen a qualifié les propos d'Édouard Philippe de « mensonge et bassesse », dénonçant une « absence de sens moral ». Elle a rappelé que la radio associative avait signé un contrat avec la précédente municipalité de gauche. Jordan Bardella, président du RN, a exigé des excuses, accusant l'ancien Premier ministre de diffuser des « fake news » et de « salir des millions d'électeurs français ».
La colère du maire de Carpentras
Le maire Hervé de Lépinau a traité Édouard Philippe de « sinistre personnage et d'affreux menteur », l'accusant d'être un « salisseur de mémoire ». La polémique intervient en pleine campagne présidentielle, où le RN espère capitaliser sur le mécontentement populaire.
Cette affaire met en lumière les tensions persistantes autour des symboles de la Seconde Guerre mondiale et ravive les accusations de complaisance du RN envers le régime de Vichy.



