Nuisances nocturnes à Montpellier : les habitants du quartier Méditerranée excédés
Nuisances nocturnes : quartier Méditerranée à bout

Les habitants du quartier Méditerranée à Montpellier expriment leur exaspération face à la dégradation de leur cadre de vie, imputée principalement à une épicerie de nuit et à des comportements inciviques. Le président de l'association de quartier Mare Nostrum, Franck Plana, résume le sentiment général : « C'est le Paradis le jour, l'Enfer la nuit ! ».

Des nuisances qui s'étendent au-delà de la rue de la Méditerranée

Depuis plusieurs mois, les résidents constatent une augmentation des nuisances sonores, qui débordent de la rue de la Méditerranée vers la place Jaumes, ainsi que dans les rues Girard et Pralon. Selon Franck Plana, dont le logement est directement exposé au bruit, « c'est quelque chose d'explosif, ce sont vingt personnes qui parlent dans la rue mais cela peut être plus encore ».

Cette situation s'est aggravée après la fermeture de nombreux commerces générateurs de trafic et de troubles à l'ordre public, décidée par la municipalité et la préfecture. Franck Plana explique : « Nous avons cette épicerie de nuit qui reste. Mais comme beaucoup d'autres ont fermé, le trafic se concentre sur celles qui restent ».

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Des incivilités quotidiennes et des projets contestés

Outre le bruit, les habitants dénoncent des dépôts de déjections, de canettes et de bouteilles, ainsi que des mictions sur la voie publique. Margot, une habitante, s'indigne : « C'est devenu invivable, on en a marre ! Il y a le bruit, l'odeur et, en plus, ça fait poubelles et toilettes… ». Michel, membre de la brigade verte, ajoute : « Tous les matins, je ramasse des centaines de mégots, des bouteilles cassées… ». Lise, une autre résidente, mentionne également des « bonbonnes de protoxyde d'azote » et des comportements narquois envers les employés de Nicollin qui nettoient le quartier.

Les résidents s'inquiètent aussi de l'installation possible d'une bagagerie en face de l'épicerie de nuit, alors qu'une autre existe déjà rue de Barcelone, à cinquante mètres. Franck Plana s'interroge : « Vous voyez ce que cela va donner ? Alors qu'il y en a déjà une rue de Barcelone, à cinquante mètres de là. Celle-ci ne servira à rien ! ».

La Ville promet un nouvel arrêté en 2027

Le premier adjoint chargé de la tranquillité publique, Sébastien Cote, reconnaît la situation. Il rappelle qu'un arrêté coercitif pris en 2021 contre les épiceries de nuit a été annulé par la justice administrative. Désormais, la Ville procède au cas par cas : « Aujourd'hui, nous sommes obligés de prendre des arrêtés au cas par cas, avec un périmètre pas trop large. Sinon, le tribunal administratif estime que l'on empiète sur la liberté de commerce ».

Concernant la rue de la Méditerranée, Sébastien Cote indique qu'elle sera incluse dans le prochain arrêté, prévu entre janvier et février 2027, en remplacement de la rue de Las Sorbes. Il précise que l'épicerie de nuit « a été verbalisée plusieurs fois mais n'a jamais fait l'objet d'une fermeture administrative ». La brigade de nuit de la police municipale est intervenue à plusieurs reprises cet été. Sébastien Cote conclut : « Soit on aboutit, soit nous demanderons une fermeture à la préfecture ».

Les habitants, qui ont récemment pris contact avec la Ville, attendent désormais une réponse à la hauteur de leurs insomnies et de leurs dérangements quotidiens.

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