« Je suis chez moi » : Maksym, réfugié ukrainien, raconte son logement à Strasbourg
Maksym, réfugié ukrainien, trouve un logement à Strasbourg

Maksym, un Ukrainien de 27 ans réfugié en France, a enfin trouvé un logement HLM à Strasbourg après des années de précarité. « C’est la première fois depuis dix ans que je peux dire “je suis chez moi” », confie-t-il, soulagé.

Un parcours semé d'embûches

Arrivé en France en 2022 après le début de la guerre en Ukraine, Maksym a d'abord été hébergé dans des centres d'accueil d'urgence, puis chez des particuliers. Il a enchaîné les petits boulots tout en cherchant un logement stable. « Chaque fois que je trouvais un travail, je devais changer de logement, c'était épuisant », raconte-t-il.

Selon la préfecture du Bas-Rhin, près de 1 200 réfugiés ukrainiens sont encore hébergés dans des structures temporaires dans le département. Maksym fait partie des premiers à obtenir un logement social pérenne.

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Un logement HLM comme symbole d'intégration

Le logement attribué à Maksym est un appartement de deux pièces situé dans le quartier de la Meinau. Il bénéficie d'un loyer modéré grâce au dispositif de solidarité mis en place par la ville de Strasbourg et l'État. « Sans cette aide, je n'aurais jamais pu me loger », explique-t-il.

Pour le maire de Strasbourg, Jeanne Barseghian, cet exemple illustre la réussite de la politique d'accueil des réfugiés ukrainiens. « Nous avons travaillé en étroite collaboration avec les bailleurs sociaux pour trouver des solutions adaptées », a-t-elle déclaré. « Maksym est un symbole de résilience et d'intégration réussie. »

Un avenir plus serein

Maksym travaille désormais comme cuisinier dans un restaurant strasbourgeois. Il compte reprendre des études de pâtisserie, son domaine de prédilection. « Maintenant que j'ai un toit, je peux me concentrer sur mon avenir », dit-il avec espoir.

Selon les associations d'aide aux réfugiés, l'accès au logement reste le principal obstacle à l'intégration des Ukrainiens en France. « Moins de 10 % d'entre eux ont obtenu un logement social, ce qui est insuffisant », indique le collectif Ukraine Solidarité. L'histoire de Maksym montre que des solutions existent, mais qu'elles nécessitent une volonté politique forte.

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