Hugo Balay, 20 ans, animateur de toro-piscine dans le Gard et l'Hérault
Hugo Balay, 20 ans, animateur de toro-piscine

Hugo Balay, 20 ans, originaire de Lunel-Viel, anime des toro-piscine dans les villages du Gard et de l'Hérault depuis ses 15 ans. Il a commencé presque par hasard au club taurin de Lunel-Viel, où il a trouvé sa place comme intermédiaire entre la piste et les tribunes.

Un animateur itinérant au service des clubs taurins

Les clubs taurins du Gard et de l'Hérault se sont passé le mot et Hugo Balay est appelé de toute part pour présider les soirées. « Cette semaine je vais à Uzès, après je retourne à Lunel-Viel », se réjouit-il, fier d'apporter de la fraîcheur dans les arènes. Au Crès, il raconte avoir fait danser la Macarena à plusieurs centaines de personnes. Au Grau-du-Roi, il compare l'ambiance à celle d'Intervilles.

« C'est vraiment de l'improvisation », s'amuse-t-il, affirmant que rien de ce qu'il dit n'est écrit en amont. Son rôle consiste à commenter et animer les jeux où des vachettes sont lancées jusqu'à une bassine carrée remplie d'eau au centre de la piste.

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De la peur des taureaux à la piste

Petit, Hugo Balay avait peur des taureaux et savait qu'il ne voulait pas être raseteur. « Mes parents me racontaient que je me mettais sur la table à manger, et je faisais semblant d'ouvrir les portes du camion qui garde les taureaux, mais j'en ai toujours eu peur », confie-t-il. Aujourd'hui encore, il ne prétend pas avoir envie de devenir celui qui court après l'animal.

Cette année, pour la première fois, il a prêté son micro et s'est jeté dans la piscine, une manière de voir ce que ça fait de se retrouver dans l'arène. Il reste toutefois vigilant : « Je m'amuse énormément, mais je reste vigilant partout. » Lorsqu'un participant est blessé, il arrête, fait rentrer la vache, appelle les secours et demande que la personne soit accompagnée à l'infirmerie.

Transmettre les traditions aux jeunes

Commentateur et président de courses camarguaises, son grand-père travaillait dans une manade du Gard, et Hugo avait pour habitude de l'accompagner. « Parce qu'on aime le taureau, on aime les traditions », déclare-t-il. Avec son association de jeunesse à Lunel-Viel, il réfléchit à de nouvelles façons de transmettre cet héritage : interventions dans les écoles, rencontres avec des manadiers, création d'un compte TikTok dédié à sa pratique, et même des bracelets gratuits pour permettre aux enfants de venir aux fêtes.

« Je suis de très près les courses camarguaises et les corridas », ajoute-t-il sérieusement. Le jeune homme consacre une partie importante de son budget à cette passion : « L'été, je pars souvent en Espagne, pour voir des corridas, entre le trajet et l'hébergement, ça fait un budget. »

Un futur président de course

À l'avenir, Hugo Balay ambitionne de se former à la présidence de course auprès de la Fédération française de course camarguaise. « Ce sera moi le responsable s'il se passe quelque chose pendant la course. À la fin, il faut remplir une fiche descriptive de ce qui s'est passé, le président représente la fédération », explique-t-il, impatient d'entamer ce parcours l'été prochain.

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