Une baisse de l'endurance chez les jeunes
Une étude statistique publiée ce mardi par le service statistiques du ministère de l'Éducation nationale (Depp) révèle que seulement 34 % des élèves de sixième et 40 % des élèves de seconde ont une maîtrise « satisfaisante » de l'endurance. Ces chiffres, basés sur des tests réalisés à la rentrée 2025 auprès de 267 000 collégiens et 4 400 lycéens, mettent en lumière des disparités importantes entre garçons et filles.
Des résultats contrastés selon le sexe
En seconde, quatre élèves sur dix atteignent un niveau satisfaisant en endurance, avec une nette différence entre les garçons (51 %) et les filles (30 %). En sixième, la situation est encore plus préoccupante : 44 % des filles et 26 % des garçons sont incapables de courir pendant quatre minutes à faible allure. Ces données soulèvent des questions sur les habitudes sportives des jeunes et leur condition physique.
Motivations sportives : du lien social à l'apparence
L'étude met également en évidence une évolution des motivations pour la pratique sportive entre le collège et le lycée. En sixième, sept élèves sur dix déclarent faire du sport pour « être avec leurs amis », tandis qu'en seconde, l'amélioration de l'apparence physique devient la principale motivation, citée par 69 % des élèves interrogés. Les filles de seconde expriment une gêne particulière : 36 % d'entre elles indiquent que l'aspect le plus désagréable du sport est de devoir pratiquer devant les autres, contre seulement 17 % des garçons.
Plaisir et motivation liés à la performance
L'étude souligne que le plaisir et la motivation sont étroitement liés à la performance. Les élèves qui se disent motivés et qui prennent du plaisir lors des tests sont ceux qui réussissent le mieux. Par ailleurs, bien que les performances soient corrélées au milieu social, ce lien s'affaiblit lorsque l'on tient compte de la pratique sportive en club. Les élèves issus de milieux favorisés sont plus souvent inscrits dans un club : en sixième, 81 % des élèves pratiquent un sport en club ou association, mais cette proportion chute à 69 % en seconde.



