L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) alerte sur les dangers des « défis pimentés », populaires auprès des adolescents sur les réseaux sociaux. Dans son numéro 29 de juillet 2026, l'agence rapporte que 124 intoxications ont été signalées aux centres antipoison entre 2021 et 2025, liées à la consommation d'aliments extrêmement relevés.
Qu'est-ce que les défis pimentés ?
Ces challenges consistent à consommer des aliments très épicés, comme des chips aromatisées avec des piments parmi les plus forts au monde. Le « Hot chip challenge » est tristement célèbre : il a causé la mort d'un adolescent de 14 ans en septembre 2023 dans le Massachusetts. La capsaïcine, composant actif du piment, est responsable de la sensation de brûlure. À forte dose, elle peut provoquer des douleurs buccales, œsophagiennes et gastriques, des vomissements, des diarrhées, des irritations, de l'hypertension, des palpitations ou une perte de connaissance. Les enfants et les personnes souffrant de troubles digestifs ou cardiaques sont les plus vulnérables.
Retraits du marché et chiffres d'intoxications
Depuis 2023, six aliments trop riches en capsaïcine ou mal étiquetés ont été retirés du marché européen, selon l'Anses. En France, 124 appels à des centres antipoison ont été enregistrés entre 2021 et 2025. L'âge moyen des personnes concernées était de 18 ans, et un tiers d'entre elles avaient entre 10 et 15 ans. Dans 39 % des cas, l'intoxication s'est produite lors d'un défi pimenté. Toutes ont été bénignes, sauf pour une femme de 28 ans, sujette aux allergies, qui a souffert d'un gonflement du visage et de la gorge après avoir avalé une chips pimentée.
Conduite à tenir en cas de brûlure
L'Anses recommande d'éviter ces défis et de garder ces produits hors de portée des enfants. En cas de brûlure : boire de l'eau est inutile ; il est préférable de consommer un produit laitier, de l'huile ou un féculent (pain, pomme de terre, riz) pour réduire la sensation de brûlure. En cas de difficulté respiratoire ou d'œdème, il faut appeler immédiatement le 15, le 112 ou le 114 pour les personnes malentendantes. Dans les autres cas, contacter un centre antipoison ou consulter un médecin si la douleur persiste ou s'aggrave.



