Les femmes de chambre de l'hôtel de luxe L'Imperator à Nîmes ont reconduit leur mouvement de grève pendant tout le week-end de la feria des Vendanges, perturbant l'organisation de l'établissement qui affichait complet. Le personnel d'étage réclame une revalorisation salariale de 87 centimes de l'heure, soit environ une centaine d'euros brut par mois, ainsi qu'une amélioration de leurs conditions de travail. Un début de dialogue semble s'être noué ce dimanche soir avec la direction.
Un mouvement social qui s'étend sur trois jours
La grève a débuté vendredi, jour du lancement de la feria des Vendanges, et s'est poursuivie samedi et dimanche. Les femmes de chambre n'ont pas touché aux 60 chambres du prestigieux hôtel 5 étoiles nîmois, ce qui a considérablement perturbé le fonctionnement de l'établissement. Selon David Goslin, délégué syndical CGT de l'entreprise, aucun dialogue n'a été amorcé entre vendredi et dimanche matin, comme ce fut le cas cet été lors des premiers mouvements de grève.
« La direction est restée inflexible », décrit-il, rappelant qu'il avait été opposé à ces demandes en juillet, invoquant « la situation financière » du groupe Maison Albar, propriétaire des lieux. Le personnel gréviste est donc resté sur le parvis de l'hôtel, trouvant même le soutien de passants qui ont abondé à la cagnotte permettant de payer les jours de grève des femmes de chambre.
Des instants tendus et une ouverture de dialogue
David Goslin décrit « des instants tendus » samedi, lorsque les manifestants ont voulu rejoindre leur local à l'intérieur de l'hôtel. « On a été empêché de rentrer », affirme-t-il. La situation semble toutefois avoir légèrement évolué dimanche en fin de journée. Toujours selon le responsable syndical, la direction aurait ouvert la porte à une discussion ce lundi, « après avoir dû fermer les réservations pour ce dimanche soir », affirme le responsable CGT. Le site de réservation évoque en effet « une date faisant l'objet de restrictions ».
Une décision attendue lundi matin
Les femmes de chambre décideront ce lundi matin, à l'aune de ce dialogue, si elles cessent ou poursuivent le mouvement. Ce nouveau round de négociations intervient après un été marqué par des premiers mouvements de grève, sans qu'un accord n'ait été trouvé. La direction, qui avait justifié son refus par la situation financière du groupe, devra faire face à une pression accrue si le mouvement se poursuit.



