Un matelas infesté de punaises de lit a été abandonné sur le trottoir, à l'angle des rues Ribotti et Scaliero, à Nice, ce mardi 15 septembre 2026 dans la matinée. Un signalement a été fait à « Allo Mairie » et un ruban de sécurité a été installé par les services de la métropole indiquant « en attente de désinfection ». Cependant, en fin d'après-midi, le matelas était toujours sur place, ce qui a poussé l'élue municipale et métropolitaine Juliette Chesnel-Le Roux à réagir.
Un dépôt sauvage qualifié de « bombe à retardement »
Pour Juliette Chesnel-Le Roux, cheffe de file de la gauche écologiste à Nice, ce dépôt sauvage est une « bombe à retardement » qu'il faut traiter extrêmement vite. Dans un courrier adressé à Cédric Cirasa, adjoint à la Propreté du maire de Nice, Éric Ciotti, elle demande que ce mobilier colonisé soit traité en priorité. « Un matelas infesté laissé plusieurs jours sur la voie publique peut favoriser la dispersion des punaises vers les bâtiments, commerces et logements situés à proximité », prévient-elle, s'appuyant sur les consignes de Santé publique France.
L'élue insiste sur la nécessité d'agir rapidement pour éviter que la situation ne dégénère. Elle souligne que les punaises de lit peuvent se déplacer facilement et infester les habitations voisines, créant ainsi un problème de santé publique majeur.
Un protocole spécifique réclamé pour les objets infestés
Pour éviter la contagion, Juliette Chesnel-Le Roux réclame que la Ville mette « en place ou précise un protocole spécifique pour les objets susceptibles » d'être truffés de punaises de lit. Concrètement, l'élue préconise une intervention rapide après chaque signalement, l'emballage hermétique des matelas avant de les bouger et une meilleure information des habitants.
« Il me semble important que la Ville puisse disposer d'une procédure claire et réactive sur ce sujet, à la fois pour protéger les habitants, les commerces et les agents municipaux », insiste-t-elle, avant « qu'un problème ponctuel ne se transforme en véritable propagation ».
Un problème récurrent à Nice et dans les Alpes-Maritimes
Cette découverte intervient alors que les punaises de lit sont devenues un problème récurrent dans la région. Des cas d'infestations ont été signalés dans plusieurs communes, notamment à Cannes, où une famille vit un calvaire à cause de ces insectes. Les autorités locales sont de plus en plus sollicitées pour faire face à ce fléau, qui touche aussi bien les logements privés que les établissements publics.
La demande de Juliette Chesnel-Le Roux vise à établir une procédure claire et réactive pour traiter ce type de problème. L'objectif est de protéger les habitants, les commerces et les agents municipaux, tout en évitant que des dépôts sauvages de matelas infestés ne deviennent des foyers de propagation. La balle est désormais dans le camp de la Métropole, qui devra répondre à cette demande et mettre en place des mesures concrètes pour éviter de nouvelles situations de ce type.



