Le fameux raccourci clavier "Alt-Tab", qui permet de basculer rapidement entre les fenêtres sur un PC, pourrait connaître une utilisation record dans les prochains jours chez les employés passionnés de football. Une enquête menée par l'éditeur de logiciels de gestion des ressources humaines UKG auprès de 8 000 salariés dans huit pays révèle que 14 % d'entre eux envisagent de regarder clandestinement des matchs de la Coupe du monde pendant leurs heures de travail.
Un phénomène mondial
L'étude, réalisée en ligne, a interrogé des employés d'Australie, du Canada, de France, d'Allemagne, d'Inde, du Mexique, du Royaume-Uni et des États-Unis. Les résultats montrent que la tentation de suivre le tournoi est forte, malgré les risques professionnels. "Les employés sont prêts à prendre des risques pour ne rien manquer de l'action", commente un porte-parole d'UKG. Les matchs, souvent diffusés en journée en raison des fuseaux horaires, incitent à la discrétion.
L'impact sur la productivité
Cette pratique pourrait avoir des conséquences sur la productivité. Les employés qui regardent des matchs en cachette risquent de perdre en concentration et en efficacité. Cependant, certains experts estiment que de courtes pauses pour suivre un événement sportif peuvent améliorer le moral et la cohésion d'équipe. UKG souligne que les entreprises pourraient plutôt organiser des séances de visionnage collectif pour encadrer cette passion.
Des disparités selon les pays
L'enquête révèle des variations significatives entre les pays. En Inde, 22 % des salariés admettent regarder la Coupe du monde en cachette, contre seulement 8 % en Allemagne. La France se situe dans la moyenne avec 13 %. Ces écarts s'expliquent par la culture du travail et l'engouement pour le football dans chaque nation.
Conseils pour les employeurs
Face à ce constat, UKG recommande aux employeurs d'adopter une approche flexible. "Autoriser le visionnage pendant les pauses ou mettre en place des écrans dans les espaces communs peut réduire les comportements clandestins", suggère le rapport. Les entreprises pourraient également enregistrer les matchs pour les diffuser en différé, afin de concilier passion sportive et obligations professionnelles.



