La Grand-Combe : 180 ans d'histoire minière et de solidarité célébrés sous le soleil
180 ans de La Grand-Combe : fête et émotion

Sous un soleil de plomb, La Grand-Combe (Gard) s’est parée de ses plus beaux atouts ce dimanche 21 juin 2026 pour célébrer cent quatre-vingts ans d’histoire, entre souvenirs miniers, émotions et regard tourné vers demain. La cité cévenole a remonté le fil de son histoire, entre mémoire du charbon et espoir d’un nouvel élan.

Un défilé historique sous la chaleur

Il y avait du monde aux fenêtres, des sourires sur les trottoirs et comme un parfum de retrouvailles dans les rues. Sous une chaleur écrasante, les habitants ont accompagné le défilé « historique » parti de l’espace Frida Kahlo. Costumes d’époque, voitures anciennes, fanfare et de nombreux drapeaux — parmi lesquels ceux de la Grèce, de la Pologne, de l’Algérie ou encore du Portugal — ont rappelé une évidence : La Grand-Combe s’est construite avec toutes celles et ceux venus travailler, vivre et bâtir ici.

Au passage du cortège, les applaudissements ont fusé depuis les balcons. Une dame âgée a même esquissé quelques pas de danse à sa fenêtre, tandis que le défilé a lancé un joyeux anniversaire devant le Glacier culturel et ses expositions. Une scène simple, mais à l’image de cette journée : populaire et profondément grandcombienne.

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Discours et émotion devant la mairie

Devant la mairie, l’émotion a gagné les prises de parole, avant le dévoilement d’une plaque prévue pour célébrer l’événement. La maire Pascale Eugène a rendu hommage aux générations qui ont façonné la commune : « C’est avec une grande émotion et une immense fierté que nous sommes réunis pour célébrer 180 ans d’histoire, 180 années de travail, de courage, d’espoir et de solidarité. » Une histoire intimement liée à la mine, à ces hommes descendus dans les profondeurs de la terre, mais aussi à une ville qui a appris à se réinventer après la fin du charbon.

« On ne construit pas l’avenir en effaçant son passé ; on le construit en le connaissant, en le respectant, en le valorisant », a rappelé Émile Soumbo, sous-préfet d’Alès sur le départ, fait à l’orée de sa retraite, citoyen d’honneur de la commune. Patrick Malavieille a lui aussi raconté cette épopée collective, celle d’une ville née du charbon, façonnée par les luttes, les solidarités et les vagues successives de population. Une mémoire qui continue de vivre dans les rues, les familles et les associations.

Une fête tournée vers l’avenir

Pour son 180e anniversaire, La Grand-Combe n’a pas seulement regardé derrière elle. Elle a célébré ce qu’elle est devenue : une ville fière de son passé et déterminée à écrire la suite de son histoire. L’après-midi de cette journée événement a été consacré à la transmission de l’histoire locale avec une conférence animée par Laurent Aiglon à 16 heures à la Maison du mineur. À 19 heures, un lâcher de colombes a été organisé par le conseil municipal des jeunes et les enfants présents. La soirée s’est poursuivie de 19 heures à 21 heures avec une projection de films et de photos sur grand écran, avant de laisser place à un bal populaire avec « French Touch » de 21 heures à 23 h 30.

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