Enfants de la Creuse : la loi de réparation adoptée par le Parlement
Enfants de la Creuse : loi de réparation adoptée

Le Parlement français a définitivement adopté, ce mercredi 17 juin 2026, la loi de réparation pour les enfants réunionnais déplacés de force dans l'Hexagone entre 1963 et 1982, connus sous le nom d'« enfants de la Creuse ». Ce texte, porté par le gouvernement et soutenu par l'ensemble des groupes parlementaires, vise à reconnaître la responsabilité de l'État dans ce drame et à offrir une indemnisation aux victimes.

Un vote historique à l'unanimité

Le vote a eu lieu à l'Assemblée nationale, après un parcours législatif entamé il y a plusieurs mois. Les députés ont adopté le texte à l'unanimité, un geste fort salué par les associations de victimes. Le Sénat avait déjà donné son feu vert en mai dernier. La loi prévoit la création d'une commission indépendante chargée d'examiner les demandes de réparation et d'attribuer des indemnisations forfaitaires, allant jusqu'à 30 000 euros par personne. Elle inclut également des mesures de soutien psychologique et la mise en place d'un fonds dédié.

Un drame longtemps occulté

Entre 1963 et 1982, environ 2 000 enfants réunionnais, souvent issus de familles modestes, ont été déplacés vers des départements ruraux de la métropole, notamment la Creuse, pour repeupler des zones désertifiées et fournir une main-d'œuvre agricole. Placés dans des familles d'accueil ou des institutions, beaucoup ont subi des conditions de vie difficiles, des violences et une perte de leurs racines. Ce n'est qu'à partir des années 2000 que la mémoire de ce drame a émergé, portée par des associations et des témoignages.

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Une réparation attendue depuis des décennies

Les victimes et leurs soutiens réclamaient depuis longtemps une reconnaissance officielle et une indemnisation. Plusieurs rapports parlementaires avaient déjà pointé la responsabilité de l'État. La loi adoptée ce mercredi constitue une avancée majeure, même si certains estiment que le montant de l'indemnisation reste insuffisant. Le gouvernement a promis de mettre en œuvre rapidement les dispositifs prévus.

Réactions et perspectives

Les associations de victimes ont salué une « victoire historique », tout en appelant à une vigilance sur l'application concrète de la loi. Le ministre des Outre-mer a déclaré que « la République reconnaît enfin sa faute et tend la main à ceux qui ont souffert ». Des élus réunionnais ont également exprimé leur satisfaction, soulignant que ce vote ouvre la voie à une réconciliation. La loi devrait entrer en vigueur dans les prochains mois, après publication au Journal officiel.

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