Contrôles maritimes renforcés sur le littoral méditerranéen
Contrôles maritimes renforcés sur le littoral méditerranéen

Cet été, les Affaires maritimes de Sète intensifient leurs contrôles sur le littoral méditerranéen, de l'Hérault au Gard. Le mardi 11 août, la vedette Deimos a participé à l'opération « Sécurité Mer » au large de Sète, une mission coordonnée par la préfecture maritime de Méditerranée avec la gendarmerie maritime, la douane et les brigades nautiques. L'objectif : sensibiliser les plaisanciers aux bonnes pratiques de navigation et vérifier les équipements de sécurité.

Une inspection minutieuse des équipements

Lors de cette opération, la brigade a approché un bateau à moteur au large de la crique de l'Anau. Les agents ont inspecté les papiers du capitaine, la date de péremption des extincteurs et la certification de flottaison des gilets de sauvetage. Pour une famille de Marseillanais, il manquait deux gilets pour enfants et des piles dans le dispositif lumineux de secours. Les agents leur ont demandé d'acheter ces équipements et de fournir une preuve d'achat sous 48 heures, sous peine d'une amende.

Cette méthode pédagogique semble efficace. « Il est très rare qu'ils n'envoient pas la facture à temps et qu'on mette un PV, explique Coline Dumas, contrôleuse. C'est pédagogique sans être répressif et on est finalement certain qu'ils seront bien équipés. »

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Des missions environnementales et répressives

Au-delà des contrôles, les Affaires maritimes veillent à la protection de l'environnement. Ils vérifient les quotas de pêche et la taille des captures, et protègent les aires marines comme les zones de prolifération de grandes nacres ou les toques de l'étang de Thau. « Il faut savoir être modérés quant à l'équipement : ça chiffre vite alors qu'ils ne se sont pas forcément aperçus qu'un dispositif manquait, explique Stéphane Cluzel, chef de l'unité territoriale. En revanche, on est beaucoup plus sévères sur d'autres pratiques. »

Les excès de vitesse à la sortie des ports sont particulièrement surveillés. Depuis un décret de juin, les agents peuvent également sanctionner l'ivresse « manifeste » d'un plaisancier, et seront bientôt équipés d'éthylotests.

Un accueil positif des plaisanciers

Malgré la rigueur, les contrôles se déroulent dans la bonne humeur. Joël, un plaisancier agathois, confie : « J'ai cru que c'était un bateau de pêche qui se dirigeait vers nous, puis quand j'ai entendu la sirène, j'ai compris. » Son groupe a reçu une réprimande pour un extincteur à réviser. Jean-François, qui a son permis depuis trois semaines, a été contrôlé sur son jet ski et juge utile « la prévention plus que la répression, comme ça semble être le cas ici ».

Les risques sont réels : en 2025, la Méditerranée a enregistré 4 500 opérations de sauvetage pour 90 décès, un nombre en baisse mais « reste beaucoup trop élevé », selon Frantz Macqueron, administrateur des affaires maritimes à la DDTM. Les navettes de contrôle servent aussi d'appui au Cross Med pour les sauvetages et les alertes à la pollution.

La lagune de Thau sous surveillance

L'après-midi, les agents ont parcouru l'étang de Thau pour faire respecter une nouvelle réglementation, encore méconnue, qui contraint les plaisanciers à éviter certaines zones afin de préserver la lagune et sa biodiversité.

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