Clément, un père de famille de 37 ans, s'apprête à partir pour un voyage en solo dans les Alpes, à bord de son van aménagé, tout en continuant à travailler. Il partage son expérience et son rapport à la solitude.
Un premier voyage solo à 15 ans
« J'avais 15 ans quand j'ai fait mon tout premier voyage en solo. Mes parents voulaient que j'apprenne l'anglais, si bien qu'ils m'ont envoyé en séjour linguistique en Australie pendant un mois et demi », raconte Clément. Hébergé dans une famille avec d'autres élèves étrangers, il était livré à lui-même en dehors des cours du matin. « Mon père m'avait dit : on n'organise rien pour toi sur ces moments-là, à toi de te débrouiller. » Il a alors trouvé un groupe de surfeurs avec qui il a passé tout son séjour, ce qui lui a donné le goût de voyager et d'oser aller vers les autres.
Un rapport apaisé à la solitude
« Je suis fils unique, mon rapport à la solitude est très apaisé. J'ai l'habitude d'être avec moi-même, parfois dans une forme de contemplation », explique-t-il. « Je ne suis pas effrayé par le fait d'aller vers les gens si j'en ai besoin, mais je me définirais plutôt comme un gros ours. » Pour ce voyage, il prévoit de travailler dans son van le matin et le soir, et de marcher pendant la journée.
Un équilibre entre travail et nature
Clément voit ce voyage comme une échappée précieuse, lui permettant de concilier vie professionnelle et communion avec la nature. « Je vais rester dans mon van pour travailler, mais le matin et le soir j'irai marcher », précise-t-il. Cette expérience illustre une tendance croissante au télétravail nomade, où les frontières entre vie professionnelle et personnelle s'estompent.



