Amis maternants : faut-il être la mère de ses amis ?
Amis maternants : faut-il être la mère de ses amis ?

Dans sa chronique hebdomadaire, la journaliste Nolwenn Le Blevennec pose une question introspective : faut-il être la mère de ses amis pour être un bon ami ? Elle avoue pratiquer peu ce type d'amitié, précisant qu'elle ne met de la crème solaire sur le dos de ses amies que si celles-ci insistent. Cette réflexion l'amène à s'interroger sur la valeur des amitiés maternantes par rapport à d'autres formes de lien.

Un drame personnel comme point de départ

Le point de départ de cette réflexion est un événement tragique survenu dans la nuit du 18 au 19 décembre 2007. Un violent incendie a ravagé l'immeuble de la rue des Dames à Paris, où la journaliste vivait avec sa mère. Nolwenn Le Blevennec se trouvait alors à Lille pour ses études de journalisme. Elle a appris la nouvelle en écoutant la radio sous la douche, et décrit être sortie de la douche "comme propulsée par un siège éjectable".

Dans un état de panique, elle a tenté de joindre sa mère sans succès, avant que son téléphone ne sonne finalement. Sa mère avait été localisée à l'hôpital Bichat. La jeune femme a alors voyagé debout et sans billet de train pour rejoindre l'hôpital. Une contrôleuse a choisi de ne pas la verbaliser, visiblement bouleversée par son visage.

Une voix éraillée et un coma artificiel

À l'hôpital, une voix éraillée, inconnue, issue de la gorge de sa mère, lui a demandé d'aller récupérer des "affaires importantes". À son retour, la mère avait été placée en coma artificiel. Un médecin, en sortant de la pièce des familles, lui a dit : "c'est quitte ou double". La suite de la chronique est réservée aux abonnés.

Cet épisode personnel illustre la fragilité des liens et la manière dont les rôles peuvent s'inverser dans une relation. La journaliste utilise ce souvenir pour nourrir sa réflexion sur les dynamiques d'amitié et de soin, sans conclure de manière définitive sur la supériorité d'un modèle sur l'autre.