Durant l'été, à Montpellier (Hérault), des clients mystères mineurs ont réussi à acheter de l'alcool dans 26 des 33 établissements testés. Cette campagne, menée par l'association Addictions France, a porté sur des bars, des épiceries et des commerces alimentaires, comme le rapporte Actu.fr. Bien que le test ait concerné un nombre limité d'adresses, le résultat est jugé « alarmant » par l'association, qui y voit la preuve que « le chiffre d'affaires prime encore sur la protection des mineurs ».
Des résultats détaillés par type de commerce
Le bilan est particulièrement mauvais dans les bars et cafés : 11 sur 12 ont vendu de l'alcool aux mineurs. Les épiceries ne font guère mieux, avec 7 ventes sur 8 établissements. Dans la moyenne et grande distribution, 8 commerces sur 13 ont également accepté de servir des mineurs.
La vérification de l'âge pose aussi question. Lors des 7 refus de vente enregistrés, un seul commerçant a demandé la présentation d'une carte d'identité. Dans les autres cas, le refus n'a pas été accompagné d'un contrôle d'identité systématique.
Un suivi renforcé pour les établissements fautifs
La préfète de l'Hérault, Chantal Mauchet, a averti les 26 commerces concernés qu'ils feraient l'objet d'un suivi particulier dans les semaines à venir. En cas de manquement à l'interdiction de vente d'alcool aux mineurs, un avertissement peut être délivré, suivi, en cas de récidive, d'une fermeture administrative.
Addictions France va écrire à l'ensemble des établissements testés pour rappeler les règles, y compris à ceux qui ont refusé la vente. L'association propose également une formation gratuite en ligne de 15 minutes destinée aux professionnels concernés.
Un affichage réglementaire souvent absent
Autre constat jugé dérangeant : dans 64 % des établissements visités, l'affichage obligatoire concernant l'interdiction de vente aux mineurs était absent ou non conforme. Cette carence prive les clients d'une information claire et les commerçants d'un rappel visible de la loi.