Parc urbain à Nîmes : le maire veut préserver la mémoire de la ville
Parc urbain à Nîmes : le maire veut préserver la mémoire

Le maire de Nîmes, Vincent Bouget, a répondu aux attentes du comité de quartier des Marronniers lors de l'assemblée générale qui s'est tenue au centre Pierre-Gamel. Face à 130 personnes, il a abordé les préoccupations concernant le futur parc urbain et la préservation de la mémoire locale.

Une assemblée générale sous le signe de la concertation

La salle du centre Pierre-Gamel était trop petite pour accueillir les 130 participants venus assister à l'assemblée générale du comité de quartier des Marronniers. La soirée s'est déroulée en deux temps : d'abord le déroulement de l'assemblée générale, puis l'accueil du nouveau maire et des élus. La présidente, Marie Ozil, a rappelé que l'année 2025 a été très intense en termes d'activités et difficile sur le plan relationnel avec l'ancienne municipalité. « Notre travail est apolitique et impartial. Notre seul objectif est l'amélioration de la qualité de vie du quartier et le bien vivre ensemble », a-t-elle déclaré. Elle a également rendu hommage à Christian Cosson, ancien trésorier, et Joël Gardes, secrétaire, tous deux disparus.

Les dossiers en cours et les demandes du comité

Après avoir passé en revue les dossiers en cours, notamment les réfections des rues et la demande d'harmonisation de la vitesse dans le quartier, l'équipe du comité a accueilli le maire Vincent Bouget, accompagné de huit élus : les adjoints Laurent Mespoulet (développement économique), Sylvette Fayet (tauromachies), Emmanuel Bois (commerces), Nicolas Nadal (sécurité), Maya Amer-Moussa (places communes), et les conseillers Dominique Andrieu-Bonnet (parcs et jardins), Jany Arnéguy (comités de quartier) et Agnès Charaix-Py (végétalisation). Plusieurs courriers avaient déjà été adressés aux élus, notamment au sujet « des aménagements du futur parc urbain et des préconisations du commissaire enquêteur qui, dans son rapport final, prend en compte positivement nos demandes. Nous allons être vigilants », a souligné la présidente.

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La dénomination du futur parc

Marie Ozil a évoqué la dénomination du futur parc : « Nous aimerions que la mémoire de la famille Pichon soit mise en avant et nous proposons que le parc soit nommé parc Ernest-Pichon, créateur des pépinières, qui a permis de conserver cet immense poumon vert en pleine ville. » Autre proposition du comité : « Nous souhaitons que le nom de notre ami Joël Gardes, décédé en février, soit donné à l’entrée du parc située rue des Quatrefages, toute proche de chez lui. Joël s’est battu pour que ce parc reste dans le domaine public. Son dévouement et sa pugnacité, toutes en gentillesse, ont conduit à la déclaration d’utilité publique par le préfet. Cette décision a entraîné l’abandon des constructions immobilières prévues avec des parkings en sous-sol. »

La réponse du maire

Vincent Bouget a répondu : « Je suis très heureux d’être là. Vous êtes venus très nombreux. On a travaillé sur l’écoute. On trouve des solutions. Il faudra plus d’un mandat pour rénover un certain nombre de choses. Nous sommes aussi pris dans des contraintes. Le budget 2026 est déjà engagé. Nous sommes les élus de tout le monde. Nous avons des convictions mais pas de certitudes. » Concernant le parc urbain, « il y a des choses qui ne pourront pas changer. Tout se fera en concertation avec le comité de quartier et les habitants. Sur la question du nom, il faut préserver la mémoire de la ville, se réapproprier son histoire. Cela permet d’intégrer tout le monde. Pour Joël Gardes, j’y suis favorable », a-t-il assuré. À suivre.

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