La ville de Nîmes a pris un arrêté municipal imposant le port du casque pour tout usager d’une trottinette électrique, a indiqué mercredi la municipalité. Cette mesure s’applique à l’ensemble des engins de déplacement personnel motorisés (EDPM), incluant trottinettes électriques, gyropodes, monoroues et hoverboards.
Un objectif de réduction des traumatismes
La réglementation vise à « limiter la gravité des traumatismes en cas de chute ou de collision », précise la ville du Gard dans un communiqué. L’arrêté interdit également la circulation des EDPM sur les trottoirs et impose aux utilisateurs de mettre pied à terre dans le cœur historique de la cité, notamment dans les rues piétonnes très fréquentées proches des arènes, de la Maison Carrée et de l’Hôtel de Ville.
Mise en œuvre progressive mais sanctionnée
La nouvelle municipalité de gauche promet une « mise en œuvre progressive et pédagogique », mais prévient que le non-respect du port du casque ou de l’interdiction dans les zones piétonnes concernées pourra entraîner une amende de 150 euros.
Un contexte national plus souple
En France, le code de la route n’impose pas le port du casque aux usagers d’EDPM, sauf hors agglomération. Toutefois, Nice a ouvert la voie en l’imposant sur son territoire en octobre 2025, suivie par le département des Alpes-Maritimes en avril dernier. Récemment, le préfet du Nord et celui du Pas-de-Calais ont annoncé rendre le casque obligatoire à compter du 1er septembre.
« En cinq ans, le nombre d’accidents impliquant des EDPM a été multiplié par 10 ; le nombre de personnes tuées a augmenté de 400 % et le nombre de blessés est passé de quatre en 2021 à 53 en 2025 », dans le département avait souligné le préfet du Pas-de-Calais.



