Mercredi 1er juillet 2026, l'hélicoptère Dragon 48 de la Sécurité civile a pris ses quartiers à l'aérodrome de Mende-Brenoux, où il restera jusqu'au 31 août prochain. Armé 24 heures sur 24, un pilote et un mécanicien de la Sécurité civile y sont dédiés en permanence, épaulés par des pompiers de Lozère : un binôme de personnel médical (médecin et infirmier) et un binôme de spécialistes des secours en montagne. Selon l'intervention, le personnel nécessaire embarque avec le pilote et le mécanicien.
Un atout déterminant pour les urgences vitales
Cette arrivée constitue une bonne nouvelle pour les Lozériens, car l'hélicoptère apporte une réelle plus-value aux secours. Le colonel Frédéric Lhomme, chef des pompiers lozériens, souligne : "Il y a des délais incompressibles liés aux distances, depuis l'arrivée jusqu'à la victime, jusqu'à son évacuation vers l'hôpital adapté, à Montpellier par exemple. C'est un atout déterminant pour les urgences vitales." Il insiste sur l'accroissement de la population en été, ce qui rend l'hélicoptère particulièrement utile pour le secours spécialisé, notamment pour les interventions liées aux activités de pleine nature, où les pratiquants sont éloignés des routes.
Un gain de temps considérable
Guy Pourchot, conseiller technique départemental du secours en milieu périlleux et montagne, illustre l'impact de l'hélicoptère avec l'exemple du canyoning dans les gorges du Chassezac : "Si on n'a pas l'hélicoptère, on le fait bien sûr à pied, avec les techniques du secours périlleux. Un accident à l'endroit le plus défavorable, ça peut demander 10 à 12 heures de secours, ça nous est déjà arrivé. Un hélicoptère qui arrive avec un armement complet, avec des spécialistes, du médical, un équipage formé, on gagne du temps à l'abordage, à la mise en sécurité, à l'extraction et à l'évacuation." Ce gain de temps permet aussi de libérer les sapeurs-pompiers pour d'autres opérations.
L'été dernier, pendant cinq semaines de présence, l'hélicoptère a réalisé environ 90 interventions. Le colonel Lhomme ajoute : "On ne désespère pas de convaincre de la nécessité d'implanter un hélicoptère à l'année, non seulement pour la Lozère, mais aussi pour couvrir le secteur Aveyron, Cantal et Haute-Loire." Les élus continuent de prôner la présence de l'hélicoptère le plus longtemps possible sur le département.



