Procès Baudin : l'animateur nie les agressions sexuelles
Procès Baudin : l'animateur nie les agressions

Au procès de l'école Baudin à Paris, le déni de l'animateur jugé pour agressions sexuelles sur mineurs

Le procès de l'école Baudin, située dans le 19e arrondissement de Paris, s'est ouvert ce mercredi devant la cour d'assises des mineurs de Paris. L'animateur, âgé de 34 ans, est accusé d'agressions sexuelles sur plusieurs élèves, âgés de 6 à 10 ans, entre 2018 et 2020. Dès le début de l'audience, il a déclaré : « Je ne me sens pas du tout concerné par les faits », une position qui a suscité l'indignation des familles des victimes et des associations de protection de l'enfance.

Des faits graves et répétés

Selon l'acte d'accusation, l'animateur aurait profité de sa position d'autorité pour commettre des actes de nature sexuelle sur des enfants lors des activités périscolaires. Les victimes, qui ont depuis changé d'établissement, décrivent des attouchements et des baisers forcés. L'enquête, menée par la brigade de protection des mineurs, a révélé que les faits se seraient déroulés sur une période de deux ans, avec une escalade dans la gravité des actes.

Un déni qui interpelle

L'attitude de l'accusé, qui refuse d'admettre les faits, a été vivement critiquée par les avocats des parties civiles. Me Sophie B., représentant plusieurs familles, a déclaré : « Ce déni est une violence supplémentaire pour les enfants qui ont eu le courage de parler. Il montre un total mépris pour leur souffrance. » L'expert psychiatre a souligné que l'accusé présente des traits de personnalité narcissique et un manque d'empathie, ce qui pourrait expliquer son incapacité à reconnaître les actes.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un procès sous haute tension

Le procès, qui doit durer deux semaines, se déroule à huis clos partiel pour protéger la vie privée des mineurs. Les témoignages des enfants, recueillis par des psychologues, seront diffusés dans la salle d'audience. La défense, de son côté, plaide l'innocence et conteste la fiabilité des témoignages, arguant que les enfants auraient été influencés par les parents et les enquêteurs. Le verdict est attendu pour le 10 juin.

Un contexte plus large

Cette affaire s'inscrit dans une série de scandales liés à des abus sexuels dans des établissements scolaires et périscolaires en France. Elle relance le débat sur la formation du personnel encadrant et les dispositifs de signalement. Des associations réclament un renforcement des contrôles et une meilleure information des enfants sur leurs droits.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale