Lundi 4 mai, à Paris, sur les bords du canal de l’Ourcq, Pierre Souvet fait une entrée fracassante. Arborant des lunettes rondes et un imperméable de randonnée, il déboule en trombe, hurlant à pleins poumons : « Qui est le journaliste qui me cherche ? » Toute la terrasse se retourne, surprise par cette apparition tonitruante.
Un médecin en première ligne
Le cardiologue, devenu la nouvelle coqueluche des médias, est l’un des premiers à avoir lancé l’alerte concernant l’imprégnation au cadmium des Français. Il sautille, gesticule dans tous les sens, débordant d’une énergie contagieuse. Pas de circonvolutions entre nous : le médecin promet d’être vrai et de répondre en détail, même aux questions les plus critiques, à condition qu’on parle sans détour.
Un combat de vingt ans
Un train depuis Marseille l’a contraint à se lever à 4 heures du matin. Il n’a avalé qu’une tartine, et le voilà, ivre de fatigue, ne tenant pas en place. Plus que jamais sans filtre, il jette les glaçons de sa boisson sur le trottoir, prêt à tout raconter de son combat contre les polluants, commencé il y a vingt ans. Ces dernières semaines, ce combat l’oblige à multiplier les allers-retours entre Marseille et Paris, mais il ne semble pas prêt à lâcher prise.
Pierre Souvet incarne une voix qui dérange, mais qui porte un message crucial pour la santé publique. Son franc-parler et sa détermination en font une figure incontournable de la lutte contre la pollution chimique.



