L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié un nouveau rapport indiquant que jusqu'à 45% des cas de démence pourraient être évités ou retardés en s'attaquant à des facteurs de risque modifiables. Ces facteurs incluent le tabagisme, l'alcoolisme, l'hypertension, l'obésité, la dépression, l'isolement social, la pollution de l'air et les traumatismes crâniens.
Des facteurs de risque identifiés
Le rapport de l'OMS, daté du 16 juillet 2026, met en lumière que 12 facteurs de risque sont responsables de près de la moitié des cas de démence dans le monde. Selon l'organisation, « des interventions ciblées sur ces facteurs pourraient réduire considérablement le fardeau de la maladie ». Parmi les principaux facteurs, le tabagisme contribue à 5% des cas, l'hypertension à 4%, et l'alcoolisme à 3%.
Des chiffres alarmants
Actuellement, environ 55 millions de personnes vivent avec une démence dans le monde, et ce nombre devrait atteindre 139 millions d'ici 2050, selon l'OMS. Le coût annuel mondial de la démence est estimé à 1 300 milliards de dollars. Le rapport souligne que « la prévention est cruciale pour atténuer l'impact sanitaire et économique de cette maladie ».
Recommandations de l'OMS
L'OMS recommande des actions à plusieurs niveaux : promouvoir l'arrêt du tabac, réduire la consommation d'alcool, contrôler la tension artérielle, encourager l'activité physique, traiter la dépression, lutter contre l'obésité, et réduire l'exposition à la pollution de l'air. Selon le Dr Maria Neira, directrice du département Environnement, Changement climatique et Santé à l'OMS, « il n'est jamais trop tard pour agir, et même de petites améliorations peuvent faire une différence significative ».
Impact potentiel
Si ces facteurs de risque étaient éliminés, jusqu'à 45% des cas de démence pourraient être évités. Par exemple, une réduction de 10% de la prévalence du tabagisme pourrait prévenir 500 000 cas de démence dans le monde. L'OMS insiste sur la nécessité d'une approche globale impliquant les gouvernements, les professionnels de santé et la société civile.



